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Les Raisons de notre combat

Jurisprudence Maltraitance

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Jeudi 17 janvier 2008






Lettre à Mme P.

En lisant la lettre que vous avez écrite et qui accompagnait mon fils en rendez vous à la salpétrière le 22/10/07, je comprends mieux pourquoi vous ne vouliez pas  ma présence ce jour là. Le médecin aurait eu connaissance des différents traitements essayés pour stabiliser son épilepsie depuis maintenant 25 ans que j’accompagne mon fils, leurs réactions, les effets indésirables liés à ces médicaments ainsi que les  motifs de l’arrêt de ces traitements
Cela aurait surtout permis que je m’aperçoive que la posologie prise en compte était fausse.
Cela aurait éviter que Sébastien se retrouve aux urgences en surdosage
Contrairement à ce que vous écrivez, ‘selon les dires’ , c’est moi qui ait accompagné mon fils à chaque consultation et dans chaque examen
Je ne suis pas médecin, vous me l’avez fait remarquer à plusieurs reprises mais je suis celle qui est restée près de lui, attentive à ses réactions, ses paniques quand le traitement le déstabilisait, prenant des jours de congé afin de l’accompagner pendant chaque nouvelle mise en place. Cela n’a pas toujours été facile et je peux vous affirmer que ce ne sont pas des dires mais du vécu.

Est-ce que c’est de la malveillance de :

- passer des nuits blanches près de son enfant , le rassurer même quand vous ne l’êtes pas vous-même concernant le nouveau médicament à l’essai
- passer des journées entières à le masser, lui réapprendre à marcher, à vivre ; je vous rappelle s’il le faut que Sébastien est sorti du coma aveugle, hémiplégique, qu’il n’a eu aucun kiné
- passer des heures à jouer dans l’eau avec lui afin de lui permettre de découvrir son propre corps
- arrêter de travailler 14 ans afin d’être présente tous les jours pour lui
- préparer son avenir en lui permettant de quitter doucement la maison grâce à des séjours de rupture, 3 ou 4 fois dans l’année, le conduisant moi-même pour qu’il ne panique pas pensant que je l’abandonne, et ce depuis 15 ans maintenant
- étudier tout ce qui pouvait aider à la motricité, n’étant pas du métier, cela a été difficile pour moi
- passer des journées entières à nous promener en forêt afin qu’il découvre la nature ( aveugle, cela lui permettait d’entendre des bruits différents )
- le conduire à la piscine, ne sachant pas nager moi-même
- partir à Tahiti en séjour avec son père militaire  afin qu’il puisse bénéficier de la mer , élément qu’il adore
- mettre en place seule et pour lui seul la méthode Doman, faite de stimulations diverses
- fabriquer avec les moyens du bord des mobiles pour attirer son attention quand je lui apprenais à manger, car longtemps intubé tout ce qui approchait de sa bouche le faisait paniquer
- passer des heures à essayer sous forme de jeu à lui apprendre un simple mouvement des doigts
- le garder à la maison tout en travaillant puisqu’il était en centre de jour avec tout ce que cela comporte pour un enfant comme lui : nuits blanches, lessives journalières importantes
- ce n’est pas mon métier et je n’étais absolument pas préparée à cette situation, je l’ai acceptée , j’ai protègé mon fils vis-à-vis même de ma propre famille et je refuse de lire que ma relation avec lui est complexe. Vous n’avez pas le droit de mettre en doute mon rôle de mère. Vous aurez beau faire ou dire, si Sébastien en est là aujourd’hui, je vous l’ai déjà dit, ce n’est pas grâce à vous et vous ne pourrez jamais faire ce qui lui a permis d’être ce qu’il est aujourd’hui : un jeune homme heureux de vivre . Retrouver sa mère et sa sœur est pour lui un vrai bonheur.


Est-ce que c’est de la bienveillance de :

- interdire à sa mère d’accompagner son fils lors d’un premier rendez vous en neurologie, lui préférer une infirmière qui le connaît depuis peu
-essayer de le faire admettre en milieu hospitalier sans prévenir sa mère et surtout sans preuves réelles : pas de résumé ni de compte rendu quant au nombre de crises ni leur intensité ( c'est marqué dans le compte rendu du docteur )
- ne pas voir que la posologie est erronée au retour de la consultation, ni les infirmières , ni le médecin
- me faire parvenir fin octobre une ordonnance signée de votre main  ( et oui !!! ) avec le mauvais dosage sachant qu’il y avait eu déjà en Juillet le même problème
- me répèter que vous n’avez pas de compte à me rendre quant au traitement et aux différents examens que vous demandez même si je n’en vois pas l’utilité : je n’ai pas eu malgré ma demande accès au dossier médical de mon fils ni le relevé du nombre de crises d’épilepsie , ni leur intensité.
- retrouver mon fils aux urgences suite à une erreur de dosage dans son traitement
- l’envoyer aux urgences sans dossier médical, que je vous ai pourtant fourni en totalité depuis sa naissance ; ah oui, il est mentionné  dedans et à plusieurs reprises que je m’occupais chaleureusement de mon enfant, que je l’entourais, et surtout qu’il récupérait de façon exceptionnelle. Cela pouvait déranger et mettre en doute votre courrier présent
- déplacer mon fils de cette façon vers la nouvelle MAS en urgence sans le préparer mettant sa vie en danger sans m’en donner la raison, me mettre devant le fait accompli
- le déplacer pendant la mise en place du nouveau traitement ce qui fait que le nouvel établissement n’a aucun point de comparaison
- voir Sébastien shooté, qui ne tient pas debout, perd ses cheveux, titube, à du mal à passer une porte sans se cogner, ne veut plus quitter la maison ni la voiture, de peur que je le ramène
- voir mon enfant , triste par ce qu’il ne comprend pas,dans un établissement où il n’a pas d’activité, ne sort pas, reste sur une chaise ou une banquette toute la journée,
- voir le travail de l’équipe qui s’est occupé de lui pendant 8 mois réduit à zéro à cause de vous
- entendre  que dans un rapport il est fait état d’un jeune dont le handicap très lourd met en danger l’équipe qui s’en occupe. Et que cela motiverait un déplacement
- entendre parler d’hallucination à son sujet et de schizophrénie , toujours sans m’en parler, il y a de quoi avoir peur !!


    Me déstabiliser, c’est réussi car je vois Sébastien s’enfoncer de jour en jour dans un univers dans lequel il est en souffrance , son équilibre est en jeu, il perd pied, vous avez gagné !
    Par contre, je suis choquée de voir que pour atteindre la mère, on s’en prend à l’enfant, alors qu’il n’a rien demandé, et qu’il n’y est pour rien.
    Vous m’avez dit que j’avais fait mon choix : avoir fourni une attestation prouvant que  Sébastien n’avait  pas été ‘’viré ‘’ des urgences ’’ comme vous l’avez certifié à la DDASS devant le docteur et l’infirmière présente , à cause de mon attitude  ingérable et que le personnel ne pouvait plus me supporter. C’est vrai, j’ai demandé ce document que j’ai fourni à la DDASS et que je peux présenter à n’importe qui. C’est mon droit puisque vous avez menti volontairement pour me discréditer et devant moi !
    Désolée mais partout où j’ai accompagné mon fils, en chirurgie ou pour ses dents, le personnel, même aux urgences a été surpris de voir que j’étais  assise près de lui, présente sans pouvoir dormir.
    Je croyais que vous aviez pour mission et responsabilité de protèger nos enfants et de les aider à avancer en leur donnant à travers vos équipes les moyens de garder leurs acquis et de pouvoir s’il était possible d’en développer d’autres.
    Je croyais que la loi relative au droit des usagers du secteur social et médico social ( loi 2002 ) incluait les familles, que le travail avec les parents était nécessaire pour comprendre le résident accueilli et ses difficultés, que leur collaboration est importante pour son intégration .
    N’ayant aucun compte rendu ni synthèse, je n’ai pas eu cette impression avec vous, bien au contraire. Vous m'avez demande la transparance, mais je m'aperçois que c'est dans un seul sens. Je vous faisais confiance !
    A travers cette lettre, car je sais que certains passent sur le blog je remercie le personnel qui s’est occupé de Sébastien pendant 8 mois; contrairement à ce que pouvait ressentir certain et certaine ( ils se reconnaîtront ) Sébastien ne souffrait pas avec vous, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, vous ne le reconnaîtriez pas. Il était heureux de vivre, cela se voyait à chaque sortie en promenade, il se précipitait pour rentrer, maintenant, il essaie de faire demi tour quand je le ramène.
    Aujourd’hui je n’ai droit qu’à 2 coups de téléphone par semaine, uniquement avec le directeur et le chef de service, je ne dois pas parler au personnel; je doit rester dans l’entrée et je ne peux prendre Sébastien que tous les 15 jours sans visite entre, ni sortie. nouvelles conditions imposées par la DDASS encore et grâce à vous ?  Milieu carcéral ? Il manque le parloir  !
    Il se laisse partir doucement et il revient à l’état où je l’ai récupéré il y a 26 ans à la sortie du coma. Voilà le résultat de notes prises et de rapports faits pendant nos visites dans l’unité. Je n'en veux même pas à votre personnel qui déformait  mes propos  mais j’ai peur pour mon fils car je ne comprends pas.
    Je mets volontairement cette lettre en ligne adressée au médecin de la Salpétrière  car je veux, en sachant ce que je risque, que les personnes qui me connaissent et qui connaissent mon fils sachent ce que l’on fait à une maman et à son enfant quand on dénonce la maltraitance. Mettre des doutes sur mon rôle de mère que j’ai accompli au delà de ma fonction et quelques fois de mes forces est inadmissible et je sais que cela fera réagir.
    Contrairement à ce que vous avez laissé croire, je suis loin d’être dépressive. D’ailleurs dans le courrier que vous avez adressé pendant votre arrêt maladie à la Juge des Tutelles, il est fait mention d’un examen demandé le 3 Juillet 07 que j’aurais annulé. Bizarre, je n’en ai jamais entendu parler, je n’ai donc pas pu l’annuler ! Nouveau mensonge ?
    Je souhaite que vous preniez conscience , et surtout qu’il n’arrive rien à Sébastien !


par La maman de Sebastien, Sylviane publié dans : Pression
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Samedi 12 janvier 2008
Voici une Pétition pour notre Lutte contre la Maltraitance : Cliquez ici

Si vous signez, seul votre Prénom apparaîtra
par Michèle publié dans : Pression
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Lundi 24 décembre 2007

 
Je crois que vous posez très exactement la question telle qu'elle apparait maintenant:
 
quelle est la qualification juridique (judiciaire?) des faits que vous exposez.
 
- Les trois associations et leurs directions d'établissement sont-elles dans la légalité lorsqu'elles décident , sans vous consulter, sans vous associer, d'exclure votre fils d'établissements suppléant au service public ,alors que vous êtes son REPRESENTANT LEGAL.
 
   Ces trois même associations sont-elles dans la légalité en décidant, sans votre consultation, sans votre autorisation de REPRESENTANT LEGAL ,sans avis médical, sans examen préalable de votre fils par un spécialiste médical, sans contact préalable avec votre fils et l'établissement, d'un "déplacement" vers un nouvel établissement.
 
   Ces trois associations sont-elles dans la légalité en refusant de vous donner, REPRESENTANT LEGAL, les motivations de ces actes.
 
-L'administration de la DDASS de Seine et Marne  est-elle dans la légalité quand elle autorise (a fortiori si  elle les favorise) de tels actes?
   Est-elle dans la légalité lorsqu'elle ne produit aucune notification, ni de sortie d'établissement, ni d'entrée, et qu'elle refuse de fournir au REPRESENTANT LEGAL une explication à ces "déplacements", ou qu'elle menace d'une action en main-levée de tutelle au motif qu'elle est mise en question sur le blog. 
 
   Serait-elle dans la légalité, si , avertie d'actes qualifiables de maltraitance, elle ne prenait pas les mesures precrites par l'article 40 du code de procédure pénale.
 
-Les services d'état (DRASS, DASS, IGAS,), chargés du controle du fonctionnement des administrations départementales sont-elles dans la légalité en autorisant, en pleine conscience, de tels fonctionnements.
 
-Le Ministère en charge des personnes handicapées se préoccupe-t-il de cette situation, ou considère-t-il que le niveau de médiatisation est trop faible pour générer un danger suffisant pour réagir?
 
Cette situation dure depuis de nombreux mois.
 
Les administrations concernées sont au courant, à travers ce blog qu'elles consultent,  depuis près d'un an.
 
Les seules réponses ont été , jusquà présent,outre ce qui a été décrit, une tentative de faire supprimer le blog, des menaces de retirer la tutelle à la mère, et une démarche en procédure pour diffamation.
 
Faudra-t-il activer les contacts avec la presse écrite et audio-visuelle, ou porter les questions posées devant la justice pour avoir ,enfin, les réponses que vous êtes en droit d'avoir?
 
Docteur Jean-Luc RICQ
par Docteur Jean-Luc RICQ publié dans : Pression
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Dimanche 23 décembre 2007

Déplacé à proximité de Nemours en 48h, sans préparation, Sébastien qui était avec nous le week-end dernier ne comprenait pas, était apeuré quand nous l’avons ramené. On voit les conséquences du manque de préparation à son regard paniqué et apeuré quand nous sommes parties, non pas à cause du personnel puisque Sébastien a l’air d’être très chouchouté là bas.

Même au milieu de vahinés dans un endroit paradisiaque et chouchouté à souhait, sans points de repères et sans préparations, il serait quand même perdu, puisque nous n’avons pas eu le temps de lui expliquer que c’était pour son « bien ».

Sébastien a été déplacé comme une vulgaire boîte de conserve d’une étagère à une autre sans se préoccuper de ses réactions en tant qu’être humain.

Je rappelle que maman n’a eu aucune notification, aucune proposition d’un autre établissement, à la suite d’une réunion de la DDASS avec la Direction de l’établissement le vendredi 7 au matin, maman a été prévenue à midi sur son portable que mon frère serait déplacé le lundi matin à 9h avec interdiction, une fois de plus de pouvoir l’accompagner.

Tout a été décidé sans maman, elle a été mise devant le fait accomplit.

En tant que représentant légal de mon frère, et en tant que mère, maman a des droits qui n’ont pas été respectés.

 

Y a –t-il quelqu’un qui puisse nous dire si tout ceci est légal, ou si on peut considérer que ceci est un enlèvement ?

 

Les administrations concernées vont-elles faire leur travail correctement, au lieu de continuer ainsi ce cirque permanent mettant en danger la vie de mon frère qui je le rappelle est un très grand épileptique ?

 

N’ayant signé aucun documents (les deux infirmières, accompagnatrices à la place de maman, se sont soit disant chargé de tout transmettre) nous avons été très surprises d’avoir à fournir nos coordonnées car la MAS qui accueille en ce moment Sébastien n’avait même pas nos téléphones, on ne pouvait donc pas nous joindre en cas de problèmes.

 

Maman n’a aucune raison valable donnée à ce jour pour le déplacement de Sébastien mis à part ceci :

 

-   Première raison donnée : le 7 Décembre 2007 la directrice a dit à maman, par téléphone, que Sébastien devait être déplacé parce que l’établissement de Meaux n’avait plus de place d’accueil temporaire : sans commentaires……

 

-  Deuxième raison donnée : toujours le 7 décembre 2007, par téléphone et par la même personne, il a été dit que maman avait choisit son camp : je vous rappelle cette phrase de notre précédent article « déplacement forcé » :

« Ces diverses pressions se répercutent sur la santé de Sébastien. Suite à un concours de circonstances malheureuses entre les divers services de soins, il s'est avéré qu'il y avait une erreur dans l'administration de son traitement et cela s'est terminé par  un séjour aux urgences à l'hôpital le jeudi 1er novembre 2007 »

Ce que nous n’avons pas pu vous dire à l’époque  c’est que maman a été matraquée dans le bureau de la directrice de l’établissement, qui a menti ouvertement à la DDASS, concernant le départ de Sébastien des urgences : elle a dit à l’inspectrice de la DDASS que Sébastien a été viré parce que maman était ingérable et que le service des urgences ne la supportait plus.Un peu surprise de ce mensonge, maman est allée demander au médecin des urgences de lui fournir une attestation prouvant le contraire et qui pourrait être fournie en justice le cas échéant.

Jamais un hôpital ne virerait un patient en état grave même si la famille était ingérable, je crois que l’on appelle ceci  non assistance à personne en danger.

La directrice a dit à maman qu’elle avait choisit son camp : présentant une attestation prouvant que la directrice a menti, ceci est la deuxième raison invoquée pour le déplacement de Sébastien.

 

-  Troisième raison utilisée encore plus incroyable : Des rumeurs mensongères à notre encontre reprise par cette même personne… Rumeurs publiés dans le dossier de presse des « amis de l’atelier » du 11 octobre 2007 : voici l’extrait :



PDF téléchargeable : avant droit de réponse, après droit de réponse

                                    (TELECHARGEMENT ASSEZ LONG)




Malgré les cris et les menaces de la directrice depuis le 5 septembre, d’appeler la DDASS et de virer Sébastien si maman ne respectait pas les conditions imposées, maman a tout accepter afin de protéger mon frère qui était heureux car bien pris en charge par le personnel. Au jour d’aujourd’hui, aucune plainte n’a été réalisée à l’encontre de l’association qui gère l’établissement, par contre il est possible que je réussisse à faire changer d’avis maman, car moi il y a longtemps que je l’aurais fait à sa place.

Maman et moi tenons absolument à remercier le personnel qui s’est occupé de Sébastien à la MAS de Meaux, car Sébastien s’était (je dis bien s’était puisque tout vient d’être détruit en seulement trois jours) reconstruit complètement, il était intégré et heureux d’être avec vous, nous pensons qu’il vous aimait beaucoup, et nous aussi d’ailleurs nous vous avons beaucoup apprécié, et vous nous manquez.

Merci aussi,  aux personnes qui notaient tout nos faits et gestes et déformaient nos propos afin de prouver une soit disant « ingérence » qui me narguaient et m’ignoraient. C’est bien dommage, puisque vous vous êtes quand même occupé de mon frère, enfin, vous vous reconnaitrez.

 

Comme par hasard, mon frère a été déplacé en urgence le 10 décembre 2007, la veille de notre comparution au tribunal pour diffamation. Je serais bien contente d’être jugée pour « diffamation publique », plusieurs personnes m’ont dit que c’est un honneur de pouvoir tout expliquer au tribunal, avec des témoignages et des preuves, et je pense que la presse du 77 en sera d’ici là largement informée.

 

En résumé, est ce normal de déplacer Sébastien en deux jours, sans documents, ni signature, ni motifs, ni notifications, ni autorisations, ni choix d’établissements, ni préparation, ni accord, ni concertation de la famille et mettre son représentant légal devant le fait accompli tout en risquant de mettre la vie de Sébastien en danger ?

par Michèle publié dans : Pression
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Mardi 11 décembre 2007
Bonjour,

 
Je ne comprends pas la position des autorités de tutelle.
Quelle est la prise en compte du jeune Sébastien dans cette affaire ? Il est le seul à ne pas avoir son mot à dire et n'a pas de choix : IL DOIT SUBIR !
 
Moi aussi, je suis convoquée pour une mise en examen au tribunal de Nanterre.
Pour ma part, j'ai rendu public le fait d'avoir été maltraitée par mon employeur. Il s'agit de la même association.

Je fais part de ma sympathie, mon amitié à ceux et celles qui travaillent dans le respect et la dignité pour et/ou avec les personnes lourdement handicapées.
Ils et elles se reconnaîtront.
publié dans : Pression
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Dimanche 9 décembre 2007

Bonjour,

si je comprends bien, votre frère va être exclu autoritairement pour la deuxième fois d'un internat,sans l'accord de sa tutrice légale, sans que votre frère ait eu un contact préalable avec le médecin du troisième l'établissement prévu pour juger de l'indication médicale, sans qu'une explication ne soit donnée à son exclusion,  sans qu'il n'ait été apparemment fournie de notification ,ni à son accueil, ni à sa sortie!.
 
en 25 ans de carrière comme médecin-chef détablissement médico-social, je n'ai JAMAIS vu un tel cas de figure!
 
si l'établissement qui l'a accueilli et qui, l'exclu maintenant, n'est pas apte à le prendre en charge, pourquoi la direction a-t-elle prononcé son admission? Pourquoi a-t- il fallu attendre HUIT MOIS(!) pour qu'elle prenne conscience que l'indication médicale ne correspondait pas à l'agrément pour lequel elle est autorisée à fonctionner?
 
quelle est la position de la DDASS de seine et marne dans cette affaire? A-t-elle autorisé l'admission dans cet établissement (et donc la première exclusion)? Cautionne-t-elle cette seconde exclusion et le nouvel accueil dans les conditions décrites?
 
tout cela fait beaucoup de questions qui réclament très rapidement des réponses avant qu'on soit amené à envisager qu'il s'agirait là de pressions liées à l'existence de ce blog. A ce propos, je suis également convoqué par la justice, suite à une plainte des "Amis de l'Atelier". Cette organisation n'a pas apprécié que j'écrive qu'elle a institué des plages horaires sans infirmier présent dans les établissements qui lui ont été cédés à Roissy en Brie.
 
Docteur Jean-Luc RICQ  

 

P.S. vous n'agissez pas seulement en votre nom, mais également pour tous les parents d'enfants handicapés!
 
vous avez le soutien des collègues médecins que je côtoie et qui se tiennent régulièrement au courant de cette affaire.

par Jean Luc Ricq publié dans : Pression
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Vendredi 7 décembre 2007

Sébastien est depuis le 10 avril dans sa nouvelle MAS, nous apprenons aujourd'hui même qu'il sera déplacé lundi matin dans une MAS à côté de Nemours, sans notification, sans accord de notre part. Sébastien n'est pas du tout préparé au départ, je rappelle qu'il lui faut plus de 15 jours pour être préparé correctement et non 48 H car il est très sensible aux changements, quels qui soient..

L'organisation responsable des déplacements de mon frère ne peut ou plutôt ne veut à priori rien faire pour que nous ayons le temps de le préparer : comme d'habitude. Cette organisation que je ne citerai plus, a  déjà commis plusieurs fautes : pressions sur maman aussi bien en la menaçant, qu'en ayant des propos mensongers à notre encontre, ne gère absolument pas les départs de mon frère correctement, donc ne le protège pas comme  elle devrait, et surtout le met en danger.

Effectivement, cela fait déjà 3 fois, je dis bien 3, que Sébastien doit être déplacé en un temps record, sans préparation :

* il devait être déplacé le vendredi 16 mars 2007 pour le week end, sans notre accord encore une fois pour une raison que nous ne connaissons toujours pas nous prévenant de son départ le matin même, et ensuit e 10 mn avant son départ en ambulance sur le portable de Maman.

* il a été déplacé donc le 10 avril 2007,de nouveau sans notre accord, nous avons été prévenu une semaine à l'avance je ne vous cite pas les raisons de ce départ, vous les connaissez tous maintenant,et encore une fois dans un établissement qu'il ne connaissait pas et nous non plus.

* et voilà qu'aujourd'hui le vendredi 7 décembre 2007  nous apprenons que mon frère sera déplacé lundi 10 décembre 2007 matin, pour des raisons incohérentes que je ne peux vous citer.

Ces diverses pressions se répercutent sur la santé de Sébastien. Suite à un concours de circonstances malheureuses entre les divers services de soins, il s'est avéré qu'il y avait une erreur dans l'administration de son traitement et cela s'est terminé par  un séjour aux urgences à l'hôpital le jeudi 1er novembre 2007

Il me semblait que pour déplacer un jeune adulte sous tutelle, il était impératif de demander au tuteur son avis. Apparemment pour certaines personnes la loi est différente, Maman est de nouveau mise devant le fait accompli, c'est pourtant la tutrice de mon frère.

J’ai pris la responsabilité de mettre noir sur blanc ce qu’il se passe quand des parents veulent protéger leur enfant, et je dois comparaitre devant le juge pour un plainte en diffamation. Le pire, c'est que je dis la vérité !

Je tiens à préciser quand même, que nous ne sommes pas contre le déplacement de Sébastien, non pas à cause de l’équipe qui s’en occupe, mais d’autres pressions effectuées à l’encontre de maman qui se répercutent sur le traitement et le soin de Sébastien, nous voulons juste un peu plus de temps pour le préparer, et pouvoir visiter l'établissement ou même rencontrer les personnes qui vont s'en occuper.

Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est que mon frère soit pris en charge correctement (médical) et  que nous soyons respecté un minimum en tant que famille. Jusqu’ici nous n'avons aucun des deux, soit l’un des deux. Quand est ce que viendra les deux, nous ne demandons rien d’autre : un minimum de respect et une prise en charge correcte à la fois.

Merci aux lecteurs qui viennent chaque fois de plus en plus nombreux, vous êtes aujourd’hui 73 451 à être au courant, vous êtes beaucoup à ne pas fermer les yeux, à nous soutenir et à nous apporter d’autres témoignages souvent très poignants.

Soyez rassurés , le blog reprend...............

 

par Michèle publié dans : Pression
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Dimanche 29 avril 2007

J’allais oublier de préciser qu’au niveau des pressions croissantes, la dernière en date correspond à des lettres anonymes afin de me discréditer dans mon travail.

 

La personne qui a écrit les enveloppes a oublié que les graphologues existent pour comparer les écritures…………

Je m’assois au bord de la rivière………………

 

Sylviane

par Sylviane publié dans : Pression
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Mardi 3 avril 2007

Aujourd’hui en attendant mon frère pour aller le promener, la directrice de l’établissement est venue chercher maman dehors pour aller dans son bureau, je l’ai suivi, la directrice a appelé deux témoins qui sont arrivées dans son bureau.


Maman, la directrice et les deux éducatrices témoins étaient assises autour d’une table ronde, une enveloppe posée sur la table et moi debout.


La directrice nous dit qu’elle ne peut plus prendre en charge mon frère dans l'établissement et nous donne l’enveloppe avec un courrier à l’intérieur, le voici :


 

Réponse de maman :


« Mme la Directrice,


 

Vous m'avez remis en main propre ce 3 avril 2007 un écrit me signifiant de votre décision de prononcer la sortie définitive de mon fils Sébastien dans deux jours, de la MAS André BERGE.
 
En prenant cette sanction (et en instrumentalisant mon fils, handicapé
mental), pour la mettre en oeuvre au motif que j'ai déposé une plainte pour
maltraitance, vous rendez la "justice" avant que celle-ci n'ait pu se
prononcer, méprisant, de ce fait, l'instruction en cours.
 
Je vous rappelle:
 
Que le placement de mon fils a été décidé par la COTOREP dans cet
établissement, et que cette commission est seule habilitée a décider d'une
sortie. Avez vous demandé à la COTOREP de statuer sur une sortie de mon fils
de la MAS ? Pour ma part, j'attends une notification officielle de cette
commission pour qu'elle m'en explique les raisons éventuelles et que je
puisse exprimer mon point de vue. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
 
Que les rapports qui régissent nos relations sont définis:

     1°/ Par le contrat de séjour. Je n'ai, comme beaucoup de parents de la
MAS, pas encore "contracté".
 
     2°/ Par le règlement intérieur de l'établissement. Celui-ci stipule qu'en
cas de différend entre une famille et la direction, il doit être fait appel
au recours d'un médiateur. Il est tout à fait remarquable que vous ne preniez
pas l'initiative de demander cette médiation! Je vous demande donc
instamment de me proposer un médiateur auprès duquel nous pourront exposer
nos positions.
 
Dans l'attente, il est, bien entendu, hors de question que j'accepte que mon
fils soit, sur votre volonté seule, exclue définitivement de l'établissement
où les autorités compétentes ont prononcé son placement, je vous reconfirme que je ne vous ai pas donné mon accord et n'ai signé aucun documents permettant son déplacement.
 
Je me réserve, si vous ne teniez pas compte de ma position, de saisir
immédiatement la justice et les services de police compétents, pour faire
cesser ce qui serait devenu un acte délictuel. 
 
La maman de Seb, Sylviane »


Le personnel est-il vraiment dépressif comme le signale la directrice pour nous empêcher d’approcher l’unité ?


Nous n’en avons pourtant pas eu l’impression lors de nos divers contacts avec le personnel, sachant :


Que cela fait plus d’1 mois et 1/2 que nous ne pouvons plus les approcher,

Que soit disant nous les harcelons au téléphone : alors qu’il n’y a eu que deux appels : savoir si Seb va mieux un jeudi matin, et de même un soir par inquiétude, mais cette fois c’était moi, pour savoir pourquoi la direction nous avait appelé et si mon frère allait bien, j’avais peur qu’il soit à l’hôpital (la personne d’ailleurs m’a très très mal répondu, et a été vraiment impolie).


Je tiens à signaler que ce n’est avec le personnel que nous avons des problèmes (mise à part quelques personnes, très peu pour ainsi dire) mais avec la Direction.


Nous avons porté plainte contre l’association « les amis de l’atelier » et non contre le personnel de l'établissement.


Si mon frère a été préparé à son départ, comment a-t-il été préparé en si peu de jours ?

 

La préparation du départ de mon frère et sa stabilité, ainsi que ses repères n'ont pas été faits.

Il aurait du être prévenu bien longtemps à l'avance du changement.

Pour l’internat maman a fait attention à bien le préparer pour qu’il ne soit pas perdu, et ce pendant 15 ans.


La direction met encore sa vie en danger.


Une autre maltraitance de plus, une autre séquestration de plus, et enfin une autre menace qui me semble dérisoire…

 La DDASS a peur de quoi, que maman dise que c'est à la demande de cette administration

le 9 janvier à 15h

qu'elle a porté plainte pour maltraitance ?

Le personnel sait-il que mon frère doit quitter définitivement l’établissement sans l’autorisation de maman ?

J'espère que les personnes qui s'occupent de mon frère vont se manifester maintenant, je sais qu'elles se sont attaché à mon frère..


A vous de voir…


Michèle

par Michèle publié dans : Pression
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Samedi 17 mars 2007

Vendredi vers 11h j’ai reçu un appel de la « directrice » de la MAS André Berge de Roissy en Brie où se trouve mon fils Seb me demandant de venir le  chercher pour le week-end et le ramener lundi à 10h prétextant un problème de prise en charge sur l’unité

 

 

Bénéficiaire d’un week-end sur deux, mon fils ne devait pas rentrer cette fois-ci et je profite pour prendre mes divers rendez-vous, docteur, avocat, visites et…

 

Je ne pouvais me libérer, j’ai simplement dit que je ne pouvais être libre que dimanche matin. La directrice m’a répondu qu’elle trouverait donc une solution.

 

 

A 16h04, premier message (retranscrit mot pour mot) sur mon portable :

 

 

« Mme L., Mme B., donc comme je vous l’ai indiqué ce matin donc, euh…, je ne peux pas, euh…, assurer les, faire assurer la prise en charge de Seb sur l’établissement pour le week-end. Euh…, donc j’organise, euh…, un accueil, euh, pour Seb dans un autre établissement qui se trouve être la MAS du Val de Seine pour le week-end. Il va donc partir à 17h comme je vous l’avais demandé, euh…, ce matin. Euh…, vous avez refusé de venir, euh…,   le prendre. Donc, euh…, il va donc partir à 17h cet après midi, du moins à 17h : il doit arriver à la MAS du Val de Seine à 17h donc il va partir vers 16h20 et arriver, euh…,  à la MAS du Val de Seine à 17h. , Euh……. sinon bah… vous pouvez me rappeler, hein, je vous laisse mes coordonnées téléphoniques… »

 

 

A 16h14, deuxième message (retranscrit mot pour mot) sur mon portable :

 

 

« Oui Mme L., S.B. je vous rappelle donc que je vous ai appelé il y a 10 min pour vous expliquer que pour ce week-end donc j’ai trouvé une réponse à la question que je vous exposais ce matin. Euh…, donc votre fils Seb sera donc hébergé pour le week-end à la MAS du Val de Seine à partir de ce soir donc je peux vous rappeler encore dans 10min, il ne sera pas encore parti. Par contre après je dois organiser son transport jusqu’à cet établissement. Merci de me rappeler. Au revoir»

 

 

(Contenu des deux messages archivés à disposition de la justice)

 

 

Pour éviter de déstabiliser mon fils un peu plus, j’ai tout annulé et suis venue dans l’établissement à 16h20 le récupérer.

 

Il me semble, et après confirmation du juge, que le résident ne peut être déplacé que sur accord de son parent ou de son tuteur (pour lui je représente les deux). Quand je l’ai signifié la directrice m’a dit qu’elle avait tous les droits (Même celui de passer hors la loi ?), sa direction lui  aurait donné le droit. De quoi a-t-elle peur ? De ma présence ? Ce dimanche : 05 minutes à 14h quand je prends mon fils pour le sortir de cet univers et 05 minutes à 17h quand je le ramène. Pour 10 minutes, on le déplace 65h dans un endroit qu’il ne connaît pas et sans mon autorisation. Le perturber ou le déséquilibrer ne semble pas déranger un personne sensée le protèger. De qui se moque t-on ? Il n’y a pas de cadre le week-end ? On peut demander à une éducatrice d’une autre unité de faire le déplacement. Je ne suis pas une catastrophe naturelle ni une terroriste, et je n’envisage pas de mettre une bombe dans l’établissement. Cela devient une folie collective « bien » orchestrée. Ce qui est le plus surprenant c’est que l’on semble me rendre responsable de tout ce cinéma.

 

 

En agissant de la sorte la Directrice de cet établissement a mis en danger la vie de mon fils : lorsque mon fils est déplacé dans un endroit qu’il ne connaît pas pour dormir ou passer plusieurs jours, sans ma présence pour l’accompagner au départ et sans explications de ma part pour le rassurer, il peut y avoir de graves conséquences : lorsque mon fils n’est pas bien, a peur ou est anxieux, il peut avoir des crises d’épilepsie très longues et extrêmement violentes, tellement violentes qu’il est difficile de le réanimer.

Heureusement que je travaille à coté, sinon je n’aurais même pas pu voir mon fils pour le ramener à la maison, si je n’avais pas regarder mon portable au travail, il aurait été déplacé sans que je le sache dans un endroit que ni moi ni lui ne connaît. Je dois préciser qu’il n’avait jamais approché l’établissement où on l’emmenait. Comment peut on jouer avec la vie des personnes fragiles ? Ce n’est pas un objet comme une boîte de conserve que l’on déplace d’une étagère à une autre comme dans une « boutique » (terme employé par  « les amis de l’atelier » pour désigner tout établissement que ce soit MAS ou maisons de retraite) ! Ce sont des êtres fragiles à protéger et rassurer, ce ne sont ni des objets ni des animaux mais surtout des êtres humains qui souffrent comme tout le monde.

Pour conclure, que doit on retenir ? Partir de plaies inexpliquées, de personnel en état d’ébriété, de résidents laissés sans surveillance (reconnu par la directrice et le Directeur Adjoint de l’Association des « Amis de l’Atelier »), menaces de mouroir, paroles déplacées de la part du personnel, c’est le résident que l’on déplace sans motif valable pour faire taire la mère gênante en essayant de la faire passer pour folle.

 

A chacun de se faire une opinion. Et c’est  cela qu’on appelle l’intégration de la famille dans la prise en charge du résident !!!! Bel exemple !

 

 

 

Sylviane, la maman de Seb

 

 

 

 

par Sylviane, la maman de Seb publié dans : Pression
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