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Les Raisons de notre combat

Jurisprudence Maltraitance

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Dimanche 22 juin 2008
Mon fils a bien été blessé dans la nuit du 6 au 7 Mars 2007 par un autre résident de l'IME. Encore aujourd'hui, quand je vois la tête de mon fils où apparaissent les cicatrices, j'ai toujours des hauts le cœur en tant que maman.



Quand je lis " souci permanent de la qualité de l'accompagnement du résident", " accompagner dans le respect les personnes en situation de handicap mental et psychique tout au long de leur vie", propres écrits du directeur de cet établissement, il y a de quoi s'affoler et s'inquiéter pour l'avenir de nos enfants dans un établissement tel que celui-ci.

Quand le Président du conseil de la vie sociale écrit : "ressasser des faits anciens [...] en exagérant sur les faits et les propos en les déformant", c'est au contraire pour moi  une réalité quotidienne qui m'angoisse en permanence quand je dois appeler pour prendre des nouvelles de mon enfant, puisque je sais que le personnel à l'ordre de la direction de me dire que tout va bien. Je me demande à chaque fois ce que l'on me cache. En voyant les photos, vous verrez bien que les cicatrices sont toujours là depuis 1 an et qu'il n'y a rien d'exagéré et de déformé.

En, 2005 déjà le président du conseil de vie social demandait à travers une grève de la faim que la sécurité de nuit soit correctement assurée, suite à l'incident survenu de nuit la aussi, contre une résidente de ce même IME conséquence de la suppression de 7 postes de veilleurs de nuit. Apparemment et malgré toutes les affirmations d'aujourd'hui la sécurité de nos enfants est toujours d'actualité, et ce ne sont pas des sous entendus, ce sont des faits réels.

Qu'attendent les administrations pourtant prévenues à de nombreuses reprises, par plusieurs personnes et depuis bien longtemps, qu'il y ait un mort pour de bon, soit à la suite de violences ou d'erreur d'administration de traitement ? Qu’il y ait encore d’autres viols ? ou grossesses inconcevables ?

C’est INACCEPATBLE ! Et pourtant tout ceci est arrivé.

Ramener une résidente mineure en pleine nuit en janvier de cette année qui était seule et sans surveillance en dehors de l’établissement, ne semble pas pour moi des "faits anciens". Que faisaient les veilleurs ? Comment ne se sont-ils pas rendus compte qu'elle n'était plus dans sa chambre ? Faudra-il encore démontrer que le manque de surveillance pour quelque raison que ce soit la nuit et même le jour peut  amener une maltraitance qui met la vie de nos enfants en danger. Je n'arrive plus à dormir correctement la nuit, tellement angoissée de ce qui pourrait lui arriver.
J’ai demandé que les photos de son cuir chevelu soient publiées pour que chacun de vous puisse constater ce que le directeur à l'audace d'appeler "accusations mensongères".

Mon fils s'est quand même retrouvé à l’hôpital dans un état grave, pour avoir pris des médicaments qui ne lui étaient  pas destinés et laissés sans surveillance.

Je vous en prie vous qui lisez ce texte publié à ma demande, ne fermez pas les yeux.

Même si nos enfants sont différents, n’oubliez pas : ils sont humains…

Patricia

par Patricia publié dans : Témoignages
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Samedi 8 mars 2008
Aujourd’hui je viens signer ma lettre « Employée en poste ».

Après trois mois de dépression j’ai quitté mon poste en donnant ma démission. En effet, je ne cautionne pas la maltraitance et l’indifférence à l’égard des adultes handicapés.

Après plusieurs dénonciations auprès de la DDASS et de la Préfecture n’ayant pas vu de changement j’ai préféré partir pour que mon métier ait encore un sens, afin de rester professionnelle mais aussi de partir la tête haute.

Je continuerai toujours mon combat: me battre pour les adultes handicapés dans cet établissement et me battre aussi pour le personnel qui a subit du harcèlement, des pressions et des menaces de licenciement.

Agostinho Angéline



Jeudi 22 février 2007

Employée en poste


Je viens juste témoigner de l’exactitude des faits que vous relatez

 En quelques pages mais que vous avez si bien décrits (disfonctionnement)

 1er point : Dans la loi 2005, il est écrit que les associations doivent travailler

 en partenariat avec les familles, dans ce cas de figure, il n’en est rien je vous

 l’accorde. Art l- 114-3

 2. point : Le rôle d’une direction est de temporiser les malentendus entre les familles et l’équipe. Nous nous devons d’être a l’écoute et rassurant autant que faire se peut. Art l- 114-3

 mais je tiens tout de même à vous faire savoir que parfois ils nous est difficile de contrer une décision prise par la direction.

 Les décisions prises à votre encontre ne doivent certainement pas être discutables (malheureusement) . Il n’est pas question d’oublier ce qui à été dit, juste de redonner votre confiance aux personnes qui, par le passé, vous écoutaient (encadrant). Vous me direz aujourd’hui qu’il est difficile pour vous de revenir sur vos positions, mais n’est-ce pas à ces professionnels que vous avez confié votre fils et qui jusqu’alors ne vous avaient pas déçu, il est indispensable à mon sens de renouer le dialogue, sur des bases différentes, mais sur des bases de confiance réciproque, pour vous mais surtout pour votre fils.

 La vie doit être bien triste pour vous qui partez avec la peur au ventre, et pour ces professionnels, qui ont prouvé jusqu’ici dans différentes actions que leur métier a un sens, mais par des malentendus ont perdu votre confiance, leur malaise doit être énorme, peut-être ne savent-elles pas comment réparer car indirectement elles n’en sont pas les auteurs  (qui ne sont pas de celles qui ne comprennent pas leur métier et qui sont dans le dénie de celui-ci).( les auteurs se complaisent dans le non-dit « aspect sémantique du langage ») .

 Je souhaiterais que vous reveniez sur certaines de vos positions concernant le personnel, le métier d’ A M P est dans sa définition et sa pratique un métier difficile, autant dans la prise en charge de la personne que dans la connaissance du contenu de son anamnèse, le travail effectué autour de ses besoins vous me l’accorderez n’est pas facile, et c’est dans ces moments là que votre rôle auprès de l’équipe est important (désolé que ce ne soit pas votre cas) vous qui connaissez mieux votre enfant, il est plus important de vous entendre (plus complet) que de lire une synthèse. Les prises en charge sont difficiles, néanmoins nous faisons de notre mieux pour leur bien-être, leurs besoins quotidien, leurs crises, leurs déprimes, leur affectif, les « maux » de tous les jours. Savez-vous quelles sont nos autres fonctions ? « ménage, linge, ravitaillement de linge de toilette, draps » mais également les activités, les courses diverses « produits de toilettes », linge du résident, etc.…….. tout cela en un temps record, pour cause : nous sommes deux par unité. Pensez-vous que nous avons le choix ? le manque de personnel est évident, les journées de douze heures en sont la cause.

 Ils est plus facile de laisser mettre en cause notre professionnalisme, que de parler de disfonctionnement.

 Mon constat d’aujourd’hui,

 Vous vouliez des informations, on vous a laissé des doutes

 Vous, vous êtes exprimée, on vous a contrée

 Vous étiez désespérée, on vous a menacée

 Que vous reproche t’on aujourd’hui ? d’avoir parlé !

 Vous avez pourtant voulu dialoguer mais les portes se sont fermées.

 Qui sème, récolte. Tel est le Proverbe.

 Je ne vous jette pas de pierre, bien au contraire il faut beaucoup de compresse pour éponger votre tristesse, je vous les tendrais si je le pouvais.   Je vous demande juste une faveur, c’est de croire encore en nous A M P, pour que notre métier ait un sens, les professionnels aux quotidiens, maintiennent les acquis des personnes handicapées, notre rôle n’est pas facile, et le dévaloriser n’est pas difficile.

 Merci de m’avoir lu et peut-être m’avoir compris, comme je vous comprend.  pardon pour votre souffrance. Pardon de rester anonyme dans ma démarche.

Salutations distinguées   

Réponse à cette lettre


Agostinho Angéline



par Agostinho Angéline publié dans : Témoignages
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Jeudi 11 octobre 2007

 

Nous sommes allées promener Sébastien ce soir comme tous les jeudis.

Il était en pleine forme, heureux de vivre et s’est même arrêté plusieurs fois embrasser maman en souriant dans le parc voir photos:


 


 

Concernant certaines rumeurs, pour lesquelles nous demandons un droit de réponse, Sébastien est en pleine forme, maman et moi n’avons rien à redire sur sa prise en charge dans ce nouvel établissement, nous en sommes très contentes car il est heureux de vivre, il n’a plus de crises, a repris du poids, n'a plus de blessures inexpliquées, et n'a plus ces crises d'épilepsie aussi violentes qu'il avait dans l'autre établissement. Aujour'dhui, il peut marcher de  1H à 1H30 sans s'écrouler au bout de 20  mètres comme avant.

Un peu perdu au début il a fallu qu’il reprenne confiance, qu’il se reconstruise, et qu’il s’adapte : ce qui est pleinement réussi aujourd’hui grâce à l’équipe, et nous les en remercions.

 

Nous tenons à vous remercier de venir toujours aussi nombreux sur le site créer pour mon frère.

Même si nous ne publions pas les nombreux témoignages que nous envoient des parents, sachez qu’ils existent vraiment…

 

 

Michèle et Sylviane

 





par Michèle publié dans : Témoignages
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Mercredi 13 juin 2007

 

A la suite de plusieurs demandes (il et elles se reconnaîtront), voici quelques nouvelles de Sébastien :


Depuis deux mois, Seb est dans sa nouvelle structure. Il s’est adapté et progresse régulièrement au niveau de ses acquis. N’ayant plus de crises, avec toujours le même traitement de base depuis plusieurs années. Seb récupère physiquement, il montre une envie de vivre évidente. Sa marche est assurée (en comparaison avec celle d’il y a deux mois) et profite pleinement de ses sortie avec maman (d’ailleurs quand maman s’arrête pour parler à quelqu’un dans le parc, mon frère se manifeste, bah oui il faut l’autorisation de monsieur maintenant !)Il assure une durée de marche d'une bonne heure et ne s'écroule plusau bout de vingt pas. comme c'était le cas il y a encore deux mois Il a retrouvé ses gestes de tendresse,nous carressant le visage, son œil vif et taquin d’autrefois et mieux encore, ses mouvements ne sont plus ni saccadés ni brutaux comme cela était le cas !

 

Autre chose de très important, Maman ne part plus en le laissant avec la peur au ventre comme c'était toujours le cas les dernières semaines avant son changement d'établissement. Il lui a fallu du temps pour redonner sa confiance et laisser mon frère s'adapter.

Michèle

 

 

par Michèle publié dans : Témoignages
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Lundi 30 avril 2007
Nous sommes nombreux à attendre au bord de la rivière que quelque chose se 

passe enfin. Pour le moment, nous percevons un murmure en amont ,peut être

signe que les cris ont été entendus?

 

Là où nous sommes assis, nous ne voyons le fleuve charrier, comme depuis

maintenant six années, qu'une boue nauséabonde...

 

Nous resterons assis, là, le temps qu'il faudra pour que l'eau redevienne

claire.

 

par ... publié dans : Témoignages
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Dimanche 29 avril 2007

Nous sommes venues chercher Seb par obligation le dimanche de paques à 15h. Je rappelle que le fait de le faire passer par la petite sortie et devant ses cartons préparés depuis plusieurs jours a été pour lui une vraie humiliation, qui aurait pu être évitée avec un minimum de considération pour le résident handicapé.

Mais c’étaient les ordres  de la direction : instructions bien appliquées, je dois le dire, par le nouveau chef de service.

Seb a eu plus d’une trentaine de crises d’épilepsie très violentes durant la nuit de dimanche à lundi, preuve d’une médication anormale à son encontre.

Arrivé dans sa nouvelle structure le mardi matin, Seb a mis plus de trois jours à récupérer.

Maintenant après 15 jours dans son nouvel établissement, sans aucunes crise d’épilepsie, Seb est en pleine forme et est heureux de vivre (il sourit au personnel !).

C’est redevenu un marcheur hors pair pendant une heure, il ne s’écroule plus au bout de dix pas, ne zigzague plus sur le trottoir les yeux à moitié fermés. Il n‘a pas non plus le regard fixe et dilaté, nous n’avons plus besoin de le soutenir sous les aisselles pour lui permettre de tenir debout. Et surtout, nous pouvons le faire boire ou manger sans qu’il s’étrangle en restant tétanisé la bouche ouverte comme c’est arrivé le trois janvier, où d’ailleurs il marchait comme un automate.

Il y avait vraiment quelque chose qui n’allait pas, en comparant les deux états de Seb il est évident que sa prise en charge précédente n’était pas faite correctement,ou la médication.

Ne tenant pas compte de nos divers signalements, la directrice de la MAS André Berge n’a rien voulu entendre, nous menaçant même de nous rendre Seb si on continuait à réclamer un meilleur traitement pour lui.

 

Maintenant que Seb est à l’abri, nous avons plus de temps pour nous battre et faire certaines démarches.

 

Sylviane et Michèle

 

par Sylviane et Michèle publié dans : Témoignages
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Samedi 28 avril 2007

Voilà quelques temps que je vous ai laissé un témoignage.  

Je reviens vers vous pour interpeller l’ensemble des cadres des Amis de l’atelier. Il y a déjà plusieurs mois, des signalements de maltraitance ont été signalés. 

A ce jour, quoi de plus naturel de se poser la question, mais que sont devenus ses signalements. Vous me diriez, c’est l’administration, cela prend du temps. 

Mais sur ces faits l’administration où pas, nous sommes dans l’urgence. Plusieurs organismes ont été sollicités (MDPH, COTOREP, DDASS, IGAS, Conseil Général, Mairie, Procureur de la république de Créteil, de Melun, de Fontainebleau).  

Que se passe t-il donc, pourquoi  pas de réponse à ces maltraitances ? 

Merci à tous de bien avoir la gentillesse de laisser des renseignements qui pourront être utile à l’ensemble des protagonistes. 

Je tiens à rappeler que des inaugurations de nouveaux établissements des Amis de l’atelier vont bientôt avoir lieu et que personnes ne s’inquiète de l’avenir de ses nouvelles personnes accueillies.

par ... publié dans : Témoignages
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Jeudi 19 avril 2007

chez ces gens là,

 

on cache derrière des professions de foi dégoulinantes de bons

sentiments,derrière des publications où les portraits d'handicapés radieux

côtoient des "témoignages" de salariés ravis, une triste réalité faite de

maltraitance,et d'indifférence au sort fait aux handicapés mentaux que la

société leur a confié et qui finance leur prise en charge.

 

chez ces gens là,

 

point n'est besoin d'une compétence dans le domaine du handicap pour se

voir confier par l'administration avec laquelle on s'acoquine, des

établissements ,( leurs murs, terrains, et comptes courants), créés par des

gens qui, eux, savaient fort bien en quoi consiste la prise en charge des

personnes qui y résident.Seule compte "la capacité de gestion" de la-dite

organisation bénéficiaire des largesses de l'administration.

 

chez ces gens là,

 

 

Une formation d'agronome suffit à devenir directeur d'association, ou

quelques années passées dans la chimie, directeur d'établissement, voire

aucune formation, permettra d'être directrice de MAS, quand bien même vous

ne parvenez pas à franchir l'étape d'entrée en formation à plusieurs

reprises.Que l'agronome érige une conviction qui lui est intime,( car

certainement liée à sa propre histoire), en principe immédiatement

applicable aux personnes autistes ne choque personne. (Que penserait-on si

un psychiatre se mêlait d'agronomie?).

 

chez ces gens là,

 

on bafoue sans état d'âme, et avec la complicité de l'administration, le

principe républicain de laîcité.On s'approprie des établissements créés par

des associations laîques, pour lesquelles le soin ne peut, en aucun cas,

être mêlé à la religion qu'elle qu'elle soit, pour en faire des lieux où les

"responsables" mènent des méditations bibliques, et où les résidents sont

incités à des écrits orientés.

 

chez ces gens là,

 

l'important, ce n'est pas la qualité de la prise en charge des handicapés

qui importe, ni leur sécurité, ni même leur bien être.Ce qui importe, c'est

de respecter le marché passé avec l'administration: "nous vous attribuons

cet établissement, à condition que vous en réduisiez le coût".La même

administration fermera les yeux sur les conséquences qu'elle sait

catastrophiques de ce deal,soutenant même son poulain lorsqu'une famille ou

deux rechignent à voir leur enfant maltraité.Elle n'hésitera pas, alors à

menacer ces familles de rompre la prise en charge, voire de lui retirer la

tutelle...

 

chez ces gens là,

 

l'argent est plus important que tout. Tout est bon pour réduire les coûts,

mais aussi pour faire tourner l'entreprise: pourquoi conserver des cuisines

alors que l'organisation dispose d'un établissement où les "repas" sont

préparés par des handicapés, et peuvent être revendus dans les autres

établissements de l'organisation? La qualité? peu importe!l'équilibre

diététique? désolés, la diététicienne a été licenciée.Bien sur, des

personnes protestent, font appel aux services vétérinaires, le CHSCT fait

pression...mais M.HURPY (celui qu'on voit sur les photos avec le préfet,

généralement pour fêter la captation d'un enième établissement), dit ne pas

être au courant de ce problème...tout le monde est persuadé qu'il dit vrai,

et que ,du coup, les choses vont rapidement changer.....je plaisante!

dans le même ordre d'idée, la programation des réductions d'infirmiers, de

psychiatre, de kinésithérapeutes, d'orthophonistes, de psychologues,

d'éducateurs-spécialisés ou de veilleurs, bien qu'ayant entrainé des

conséquences graves dont tout le monde a connaissance (DDASS, Préfet, IGAS,

Ministère, Procureurs de plusieurs départements), est toujours

d'actualité.Surement que si M. HURPY est mis au courant, cela va rapidement

changer!

 

chez ces gens là,

 

on vit au 19° siècle, celui où les handicapés mentaux étaient enfermés dans

les asiles d'où rien ne devait transpirer, où tout était organisé en circuit

fermé (souvent, d'ailleurs par des congrégations religieuses), et où les

"pouvoirs publics" y trouvaient leur compte:silence, bas-coût,exclusion d'un

débat qui pourrait faire évoluer les choses.

le choix actuel d'une organisation d'obédience mennonite par

l'administration n'est certainement pas de l'ordre du hasard....

 

chez ces gens là,

 

on pratique le mensonge, la pression sur toute personne jugée comme gênant

les intérets de l'organisation,la menace, la diffamation, le dénigrement, le

chantage. On s'entend avec le "complice" administratif pour tenter de faire

taire toute personne ou famille qui dénonce ce qui se passe, et si celà

n'aboutit pas, on exclue enfant (et donc famille) de l'établissement où il

était pourtant admis sur avis de la CDES ou de la COTOREP.

 

Le progrès est en marche! reste à savoir dans quel sens on regarde.

 

PS il faudrait que "ces gens là" (l'organisation des amis de l'atelier, les

DDASS, les préfets concernés) parviennent à comprendre que l'argent en jeu

n'est pas le leur.

 

Dr jean-Luc RICQ, médecin-psychiatre Chef de service des établissements de 1978 à 2006

par Dr jean-Luc RICQ publié dans : Témoignages
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Lundi 16 avril 2007

Quelques rappels du Projet associatif des « amis de l’atelier » concernant les personnes en situation de handicap, et quelques attitudes contradictoires:
 

« Les Amis de l'Atelier ont le souci de mettre en place un environnement humain et matériel adapté à leurs besoins et favorable à leur épanouissement. »

                        Nourriture infâme (14 Kg de moins pour mon frère en seulement trois mois)

                        Pour son départ, les cartons préparés avec ses affaires plusieurs jours

                        avant.

Chambre crée dans l’ancien bureau des encadrants, mitoyenne à la cuisine, donc très bruyante

« D'une manière générale, l'association a un devoir de vigilance envers la personne accueillie. »

Expulsion d’un résident sans ménagement ni préparation (froid, déstabilisant, stressant, sans humanité et avec un manque de considération)

« Elle propose à chacune un cadre de vie chaleureux et sécurisant lui assurant aussi protection, attention à la santé, et accès aux soins. »

Plages prévues à l’avance sans infirmier, et manque évident de veilleurs de

                       nuit Cicatrices importantes bien visibles, y compris sur le visage

                       Un médecin qui frappe les résidents.

                       Une psychiatre qui crie et essaye de culpabiliser les parents des résidents.

« Le réseau relationnel de la personne en situation de handicap constitue son premier environnement. L'attention qu'on lui doit implique le respect et le maintien de ses relations amicales et familiales. »

Empêcher la famille d’approcher l’unité quand elle exprime le dysfonctionnement de la prise en charge et qu'elle pose trop de questions

« La participation de sa famille à la vie de l'établissement est encouragée dans la mesure du possible. Afin de favoriser ces liens précieux, une attention particulière est portée à la création et à l'animation dans nos structures d'espaces ouverts aux proches ainsi qu'à l'organisation de visites dans la famille pour les résidents. »

                        L’espace ouverts aux proches : distributeur de boisson

Participation de la famille : suppression de toute relation affective avec les résidents surtout au moment du départ quand ils viennent d’eux- même dire au revoir : porte maintenue volontairement fermée par une encadrante pour empêcher tout contact (but réussi !) mais pour ceux qui restaient, très déstabilisant…

« Soucieuse de faire passer l'homme avant les structures et les systèmes, notre association prend vie et sens autour des personnes accueillies. »

Belle publicité, à mettre en application !

CF : il suffit de lire les témoignages de ce blog  

« Elle porte un regard critique permanent sur elle-même et s'interroge sur son propre fonctionnement. »

Sans problème! quand un parent dérange, d’abord on le fait passer pour déséquilibré et comme ça ne marche pas, on la vire

Ouf ! Enfin débarrassé (et bah non ! elle se bat encore !)

 

 

Ne pas oublier, que les résidents sont les employeurs de toute cette institution et qu’on leur doit respect et bien-être, et qu’elle n’existerait pas s' ils n’étaient pas là.

Personnellement, je pense que certaines personnes, même bonnes gestionnaires, ne sont pas faites pour la prise en charge d'handicapés, et qu'elles devraient être plus à l'aise en tant que vendeuses.

par Michèle publié dans : Témoignages
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Vendredi 30 mars 2007

AFA ACCUEIL APRIM


Association familiale et amicale pour l’accueil de l’établissement médico-éducatif de l’a.p.r.i.m

 

 

Association déclarée, loi 1901


Depuis que l’association « les Amis de l’Atelier » est entrée en possession des deux établissements accueillant des handicapés mentaux à Roissy en Brie (I.M.E. et M.A.S.) les principes fondamentaux qui étaient à l’origine de la création de ces établissements sont totalement remis en cause :


Faire vivre dans la dignité des handicapés mentaux, faire œuvre éducative en les menant à la limite de leurs capacités d’acquisition, créer entre eux et autour d’eux une aura de convivialité et de bonheur.

 

 

On est aujourd’hui bien loin de ces pratiques et de ces buts généreux : la logique gestionnaire comptable a pris le pas sur l’humain. Plus de lieu d’accueil des familles, plus local réservé au repas que l’on peut prendre avec celui ou celle dont on est tuteur, aucun membre de l’encadrement disponible pour vous accueillir.


              C’est triste, mais cela n’est pas, bien sûr, le plus grave !

 

Plusieurs résidents, dans l’un et l’autre établissement, ont fait l’objet de maltraitance, notamment pendant la nuit. Des plaintes ont été déposées. Il semble que la cause principale  en soit l’insuffisance du nombre des personnels d’encadrement et des carences des veilles de nuit. Par voie de conséquence, les familles que nous représentons vivent dans une inquiétude permanente. Ce n’est pas tolérable !

 

 

Lors d’un contrôle des repas, auquel une responsable de notre association a participé, il a été constaté  que la nourriture servie était surie, sans saveur et en quantité insuffisante. La directrice de la M.A.S. André Berge et le Directeur du C.A.T. qui fournit les repas en ont convenu, tout en déclarant que ce n’était pas habituel. Cependant les constatations que les membres de notre association ont pu faire, les informations que nous avons pu recueillir auprès du personnel concerné montrent que la nourriture servie aux résidents est très souvent voire dans la plupart des cas  - de basse qualité, insipide au goût et en quantité insuffisante.


Depuis que les « Amis de l’Atelier » ont la charge de ces deux établissements, il ne s’est pas déroulé un seul Conseil de Vie Sociale sans que cette question ne soit abordée. Or, malgré les réponses apaisantes de la direction, ce problème n’a jamais reçu le moindre début de solution.


On ne peut plus l’accepter. Nous exigeons donc que dès aujourd’hui des mesures soient prises qui permettent aux résidents d’être nourris dignement, en attendant une solution à plus long terme.

                 L’insuffisance du nombre des encadrants et leur renouvellement répété perturbent l’existence des résidents, surtout les plus fragiles. Il n’est pas rare qu’en certaines occasions un seul encadrant soit obligé de prendre en charge toute une unité. De même, l’insuffisance en nombre du personnel médical et de ce fait son manque de disponibilité pèsent sur le service médical. Plusieurs fois des erreurs de traitement ont été commises.

La propriété et les bâtiments se dégradent. Par ci, par là, trainent des poubelles et des détritus divers. Les voies de circulation intérieures deviennent de plus en plus boueuse, incommodes et peu praticables aux fauteuils roulant. Les palissades qui isolent des travaux en attente sont particulièrement laides et tristes. Tout cela donne une impression de laisser-aller, d’abandon, propre à accentuer le sentiment de marginalisation.


Bien d’autres carences et dysfonctionnements pourraient être dénoncés, notamment en ce qui concerne les activités quotidiennes - ou plutôt l’absence d’activités – le traitement du linge personnel, l’absence de kiné, etc….


Bref, les pensionnaires de l’I.M.E. et de la M.A.S. vivent aujourd’hui dans des conditions qui ne sont pas acceptables. On ne peut plus continuer ainsi.


Et nous, les parents, les tuteurs et tutrices, nous vivons dans l’inquiétude. Nous nous sentirions très coupables si nous ne mettions pas tout en œuvre pour que les choses changent.


                                       C’est pourquoi nous exigeons :


 1/  Que des mesures immédiates soient prises pour que les résidents puissent vivre dignement, en toute sécurité, et le plus confortablement possible.

 

 

2/   Que soient communiqués à notre association et/ou au Conseil de Vie Sociale tous les documents de gestion dont nous avons besoin pour participer – à notre place – à la définition d’une politique humaine pour les établissements : budget prévisionnel, compte financier, organigramme, etc…


3/  Que soit organisé une rencontre entre notre association, la direction des deux établissements et les représentants du personnel, de façon à mettre fin aux carences et dysfonctionnement qui mettent en péril la santé et la sécurité des résidents et à envisager sérieusement l’avenir. 

 

 

4/ Que notre association AFA Accueil APRIM, représentative des familles, soit enfin reconnue, comme elle l’était auparavant. Nous sommes toujours domiciliés sur le site de Roissy en Brie. Nous demandons donc de pouvoir disposer d’un local et d’une boite à lettres, comme c’était le cas dans le passé.

 
Compte tenu de la gravité de la situation actuelle, nous sommes en droit d’exiger une réponse rapide à cette lettre.

 

par Le président de l'association de parents AFA ACCUEIL APRIM publié dans : Témoignages
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