

Quand je lis " souci permanent de la qualité de l'accompagnement du résident", " accompagner dans le respect les personnes en situation de handicap mental et psychique tout au long de leur vie", propres écrits du directeur de cet établissement, il y a de quoi s'affoler et s'inquiéter pour l'avenir de nos enfants dans un établissement tel que celui-ci.
Quand le Président du conseil de la vie sociale écrit : "ressasser des faits anciens [...] en exagérant sur les faits et les propos en les
déformant", c'est au contraire pour moi une réalité quotidienne qui m'angoisse en permanence quand je dois appeler pour prendre des nouvelles de mon enfant, puisque je sais que le personnel
à l'ordre de la direction de me dire que tout va bien. Je me demande à chaque fois ce que l'on me cache. En voyant les photos, vous verrez bien que les cicatrices sont toujours là depuis 1
an et qu'il n'y a rien d'exagéré et de déformé.
En, 2005 déjà le président du conseil de vie social demandait à travers une grève de la faim que la sécurité de nuit soit correctement assurée,
suite à l'incident survenu de nuit la aussi, contre une résidente de ce même IME conséquence de la suppression de 7 postes de veilleurs de nuit. Apparemment et malgré toutes les affirmations
d'aujourd'hui la sécurité de nos enfants est toujours d'actualité, et ce ne sont pas des sous entendus, ce sont des faits réels.
Qu'attendent les administrations pourtant prévenues à de nombreuses reprises, par plusieurs personnes et depuis bien longtemps, qu'il y ait un mort pour de bon, soit à
la suite de violences ou d'erreur d'administration de traitement ? Qu’il y ait encore d’autres viols ? ou grossesses inconcevables ?
C’est INACCEPATBLE ! Et pourtant tout ceci est arrivé.
Ramener une résidente mineure en pleine nuit en janvier de cette année qui était seule et sans surveillance en dehors de l’établissement, ne semble pas pour moi des "faits anciens". Que
faisaient les veilleurs ? Comment ne se sont-ils pas rendus compte qu'elle n'était plus dans sa chambre ? Faudra-il encore démontrer que le manque de surveillance pour
quelque raison que ce soit la nuit et même le jour peut amener une maltraitance qui met la vie de nos enfants en danger. Je n'arrive plus à dormir correctement la nuit, tellement angoissée
de ce qui pourrait lui arriver.
J’ai demandé que les photos de son cuir chevelu soient publiées pour que chacun de vous puisse constater ce que le directeur à l'audace d'appeler "accusations mensongères".
Mon fils s'est quand même retrouvé à l’hôpital dans un état grave, pour avoir pris des médicaments qui ne lui étaient pas destinés et laissés sans surveillance.
Je vous en prie vous qui lisez ce texte publié à ma demande, ne fermez pas les yeux.
Même si nos enfants sont différents, n’oubliez pas : ils sont humains…
Patricia


