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Les Raisons de notre combat

Jurisprudence Maltraitance

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Samedi 8 mars 2008
Aujourd’hui je viens signer ma lettre « Employée en poste ».

Après trois mois de dépression j’ai quitté mon poste en donnant ma démission. En effet, je ne cautionne pas la maltraitance et l’indifférence à l’égard des adultes handicapés.

Après plusieurs dénonciations auprès de la DDASS et de la Préfecture n’ayant pas vu de changement j’ai préféré partir pour que mon métier ait encore un sens, afin de rester professionnelle mais aussi de partir la tête haute.

Je continuerai toujours mon combat: me battre pour les adultes handicapés dans cet établissement et me battre aussi pour le personnel qui a subit du harcèlement, des pressions et des menaces de licenciement.

Agostinho Angéline



Jeudi 22 février 2007

Employée en poste


Je viens juste témoigner de l’exactitude des faits que vous relatez

 En quelques pages mais que vous avez si bien décrits (disfonctionnement)

 1er point : Dans la loi 2005, il est écrit que les associations doivent travailler

 en partenariat avec les familles, dans ce cas de figure, il n’en est rien je vous

 l’accorde. Art l- 114-3

 2. point : Le rôle d’une direction est de temporiser les malentendus entre les familles et l’équipe. Nous nous devons d’être a l’écoute et rassurant autant que faire se peut. Art l- 114-3

 mais je tiens tout de même à vous faire savoir que parfois ils nous est difficile de contrer une décision prise par la direction.

 Les décisions prises à votre encontre ne doivent certainement pas être discutables (malheureusement) . Il n’est pas question d’oublier ce qui à été dit, juste de redonner votre confiance aux personnes qui, par le passé, vous écoutaient (encadrant). Vous me direz aujourd’hui qu’il est difficile pour vous de revenir sur vos positions, mais n’est-ce pas à ces professionnels que vous avez confié votre fils et qui jusqu’alors ne vous avaient pas déçu, il est indispensable à mon sens de renouer le dialogue, sur des bases différentes, mais sur des bases de confiance réciproque, pour vous mais surtout pour votre fils.

 La vie doit être bien triste pour vous qui partez avec la peur au ventre, et pour ces professionnels, qui ont prouvé jusqu’ici dans différentes actions que leur métier a un sens, mais par des malentendus ont perdu votre confiance, leur malaise doit être énorme, peut-être ne savent-elles pas comment réparer car indirectement elles n’en sont pas les auteurs  (qui ne sont pas de celles qui ne comprennent pas leur métier et qui sont dans le dénie de celui-ci).( les auteurs se complaisent dans le non-dit « aspect sémantique du langage ») .

 Je souhaiterais que vous reveniez sur certaines de vos positions concernant le personnel, le métier d’ A M P est dans sa définition et sa pratique un métier difficile, autant dans la prise en charge de la personne que dans la connaissance du contenu de son anamnèse, le travail effectué autour de ses besoins vous me l’accorderez n’est pas facile, et c’est dans ces moments là que votre rôle auprès de l’équipe est important (désolé que ce ne soit pas votre cas) vous qui connaissez mieux votre enfant, il est plus important de vous entendre (plus complet) que de lire une synthèse. Les prises en charge sont difficiles, néanmoins nous faisons de notre mieux pour leur bien-être, leurs besoins quotidien, leurs crises, leurs déprimes, leur affectif, les « maux » de tous les jours. Savez-vous quelles sont nos autres fonctions ? « ménage, linge, ravitaillement de linge de toilette, draps » mais également les activités, les courses diverses « produits de toilettes », linge du résident, etc.…….. tout cela en un temps record, pour cause : nous sommes deux par unité. Pensez-vous que nous avons le choix ? le manque de personnel est évident, les journées de douze heures en sont la cause.

 Ils est plus facile de laisser mettre en cause notre professionnalisme, que de parler de disfonctionnement.

 Mon constat d’aujourd’hui,

 Vous vouliez des informations, on vous a laissé des doutes

 Vous, vous êtes exprimée, on vous a contrée

 Vous étiez désespérée, on vous a menacée

 Que vous reproche t’on aujourd’hui ? d’avoir parlé !

 Vous avez pourtant voulu dialoguer mais les portes se sont fermées.

 Qui sème, récolte. Tel est le Proverbe.

 Je ne vous jette pas de pierre, bien au contraire il faut beaucoup de compresse pour éponger votre tristesse, je vous les tendrais si je le pouvais.   Je vous demande juste une faveur, c’est de croire encore en nous A M P, pour que notre métier ait un sens, les professionnels aux quotidiens, maintiennent les acquis des personnes handicapées, notre rôle n’est pas facile, et le dévaloriser n’est pas difficile.

 Merci de m’avoir lu et peut-être m’avoir compris, comme je vous comprend.  pardon pour votre souffrance. Pardon de rester anonyme dans ma démarche.

Salutations distinguées   

Réponse à cette lettre


Agostinho Angéline



par Agostinho Angéline publié dans : Témoignages
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