N’hésitez pas à laisser des témoignages, même personnels, sur notre adresse sebpli@hotmail.fr, copiez l'adresse si vous n'utilisez pas outlook.
Pour les intimes mon frère s’appelle Seb, il a 25 ans et est handicapé.
Au nom de tous les handicapés de son internat, je vais vous parler de choses graves se produisant dont personne n'entend parler.
Dans un premier temps, je vous présente mon frère :
Il est né normal, mais lorsque il a eu un an, maman a eu un bouton de fièvre à la lèvre.
Elle a fait très attention à ne pas le contaminer mais à l’époque on ne savait pas que l’herpès était toujours transmissible pendant deux semaines après sa guérison totale.
Il est tombé dans le coma pendant 6 semaines, il était mort clinique et on devait le débrancher.
Mais trois jours avant, il a ouvert les yeux.
il ne voyait plus, était complètement paralysé du coté droit, ne pouvait ni marcher ni jouer, ni faire quoi que ce soit d’ailleurs… il pouvait seulement entendre et reconnaître les odeurs.
Son cerveau a trois zones détruites, normalement il n’aurait jamais du être comme il est maintenant, car aujourd’hui à 25 ans il marche, il voit, pas très bien mais il voit, il prend son verre tout seul pour boire, il sait attraper des choses comme une fourchette mais ne sait pas manger tout seul.
Il n’est pas encore propre, il porte des couches, suce son pouce comme quand il avait 1 an, il est comme un bébé dans un corps d’homme, il ne peut marcher que pour des promenades, écouter de la musique ou s’amuser un peu avec l’eau, car il aime beaucoup l’eau.
Depuis tout petit il a été accueilli dans un externat à Roissy-en-Brie jusqu’au mois de juin 2006.
Après maintes recherches d’internat, maman a réussis à en trouver un, il est situé juste à coté de son ancien externat (IME), toujours à Roissy en brie.
Mais ils arrivent des choses dans cet internat que j’aimerai vous raconter.
Là est l’objectif de ce blog : vous faire savoir des choses que vous ne connaissez pas, dont vous n’entendez jamais parler car tout est caché, tout est camouflé, les parents se taisent car ils ont peur pour leur enfant, le personnel au courant de ce qu’il s’y passe doit être silencieux sous peine de perdre leur emploi.
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Son internat a vécu un événement lourd depuis 2001.
Avant 2001, l’internat a eu des problèmes financiers, l'association qui s'en occupait a eu un redressement judiciaire.
En 2001, l’association « Les amis de l’atelier » ont repris en main l’internat.
Seulement, depuis, c’est de pire en pire, pas au niveau financier au contraire, mais pour les soins des résidents, leur sécurité, les bâtiments, pour les parents, tout va très mal.
Le prix de journée pour un résident est de 255€ contrairement à 150€ en Belgique, même en France où ça se passe mieux.
Les résidents handicapés sont victimes de maltraitance, de manque de surveillance et pour la plupart ne peuvent pas parler à cause de leur handicap.
Les repas qu’ils ont à manger sont faits par des personnes handicapées du CAT de Vitry-sur-Seine, géré lui aussi
par "les amis de l'atelier". La nourriture est infâme, des fois immangeable car moisie et
aigre.
Cette association nous cache tellement de choses.
Dans ce blog vous trouverez plusieurs témoignages vous expliquant exactement ce qu’il s’y passe, développant les différents points précédemment évoqués
N’hésitez pas à nous écrire et à déposer des commentaires, ou même de nouveaux témoignages
Ce matin, Maman a été appelée à son travail par une administration très en colère qui lui a dit que le fait de mettre les photos de mon frère en ligne le mettait en danger. Par contre elle n’a pas pu dire quel danger ?
Elle n’a pas parlé très gentiment, posait plein de questions et n'arrêtait pas de lui crier dessus.......
Je crois que mon frère risque plus en nous taisant et en le laissant être maltraité et frappé dans l’établissement comme il arrive aussi aux autres résidents.
La personne a dit qu'on peut enlever la tutelle de maman.
Elle veut obliger maman à fermer le site, en gros nous ne devons pas parler de la vérité.
Mais nous devons briser la loi du silence.
Et elle demande qui est ce qui nous manipule.
Je lui réponds l’association « les amis de l’atelier » …
Pour ne pas être accusé de diffamation, je ne peux pas vous dire qui a menacé maman ce matin de lui retirer ma tutelle.
Est-ce que quelqu’un peut me confirmer qu’on puisse agir ainsi sur les parents quand ils disent la vérité, et qu’ils veulent nous protéger ?
Peut-on vraiment enlever la tutelle d’une maman qui est toute seule parce qu’elle veut faire savoir ce qui se passe ?
Peut-on vraiment nous faire taire alors qu’on est dans notre droit ?
Et pire que tout peut-on vraiment dire à cette maman que sa fille va aller en prison parce que c'est elle qui a mis en place le site pour défendre son frère ?
Malbouffe : pas que chez Mc DO Extrait de la réunion institutionnelle du 21 juin 2005 de
La directrice répond que le directeur-adjoint, en charge de cette partie de la gestion de l'établissement, en avait référé à plusieurs reprises à la direction du C.A.T.de l'Association "Les Amis de l'Atelier", fournisseur de cette prestation, afin qu'une amélioration soit apportée.
La directrice a précisé que
J'ai écrit ce document le 23 juin 2005 afin de ne pas oublier et pouvoir en restituer ultérieurement les propos de manière précise, le cas échéant. Micheline STEFFEN Secrétaire à
Ce soir ils n’ont même pas voulu que maman entre dans la chambre de Seb.
Selon les ordres de la direction, les éducatrices ont dit à maman qu’elle n’avait plus le droit de rentrer dans sa chambre sans la surveillance d’une d’elles.
Sa chambre était fermée à clef, maman a du demander si elle pouvait au moins prendre un bonnet et une écharpe pour le promener pour qu’elles veuillent bien ouvrir la porte.
Elle n’avait pas été prévenue, et quand elle a demandé pourquoi, on lui a juste dit que c’était un ordre de la direction, et que les parents n’avaient plus le droit de rentrer dans l’unité de leur enfant.
On dirait que « les amis de l’atelier » veulent que nous ne voyons plus rien de ce qui se passe, ils ne veulent plus que nous puissions voir si ses copains et lui sont bien, si leurs lits sont faits, si leurs vêtements sont tous là, s’ils ne restent plus tous seuls sans surveillance.
Le plus dur est que maman et moi ne pouvons plus voir ses copains, nous ne pouvons plus les embrasser, leur faire un câlin. Ils étaient bien contents de nous voir pourtant.
Il est inacceptable que maman n’ai pas été prévenue à l’avance et surtout qu’elle ne puisse plus aller dans la chambre de mon frère.
Nous ne nous laisserons pas faire, à ça non !
Ne t'en fait pas Seb !
je m'appelle David ROUHAUD et je suis tétraplégique depuis longtemps. je te renouvelle tous mes encouragements . Je suis aussi correspondant de la CHA en Aquitaine. Mais c'est à titre particulier que je m'exprime aujourd'hui.
Tout ce que tu retraces est inacceptable ! Alors tiens le choc.
Amitiés,
David
Dès lors qu'il a été question du projet de reconstruction, je suis, pour ma part, intervenue à trois reprises lors de réunions institutionnelles.
J'ai précisé que travaillant depuis de nombreuses années dans l'ancienne association - APRIM - , j'ai connu trois résidants décédés par défenestration alors que nous n'avions pas d'étage.
Bien entendu, ces décès ne sont pas intervenus dans l'établissement.
Malgré tout, le permis de construire, déposé et obtenu, pour la reconstruction de cet établissement qui a moins de dix ans, l'est pour un bâtiment à étage.
L'Association Les Amis de l'Atelier a ouvert un établissement - Maison d'Accueil Spécialisée - comportant un étage dans la commune de la Queue en Brie en mai 2002. En septembre 2002, se produisait un décès par défenestration.
Cette semaine maman a dit à la directrice de l’internat que mon frère avait certainement bénéficié de gouttes de calmant, et la directrice ne voulait pas l’entendre.
Alors maman lui a écrit que si un jour elle le retrouveencore shooté, elle ferait faire une prise de sang.
Quand il est arrivé à l’internat, maman avait précisé qu’il ne fallait surtout pas le piquer dans le bras gauche, car tout petit, quand il était dans le coma, il avait un cathéter dans ce bras ga jusqu’au cœur, et toute sa veine est très abimée à cause de ça.
Depuis maman leur a dit de faire attention, qu’il n’y a pas intérêt à ce qu’il soit shooté de nouveau pour que les éducatrices soient tranquilles.
Et il y a quelques jours, ils lui ont fait une prise de sang, et ont oublié qu’il ne fallait pas le faire dans le bras gauche.
Ils ont du lui faire mal, il a plusieurs traces sur le bras, ils auraient pu faire attention.
Il n’a d’ailleurs pas été le seul à avoir eu des prises de sang, ils ont été 8 en tout, soit disant...
Maman a demandé pourquoi il avait eu une prise de sang, elle lui a dit que c’était une routine, maman lui a montré les bleus sur son bras en lui disant que ça aurait du être fait sur le bras droit.
Regardez dans quel état est son bras maintenant :

Voici ce qu’est la maltraitance :
La violence physique
Les abus et exploitation sexuels
Les menaces et les préjudices
Les interventions portant psychologiques
Les interventions portant atteinte à l’intégrité de la personne
Les abus financiers, les fraudes et les vols
Les négligences, les abandons et les privations, d’ordre matériel ou affectif
Plus le manque répété de soins de santé :
Les prises de risques inconsidérées
Privation de nourriture
Les résidents, les parents, mon frère, maman et moi avons subit pratiquement toutes ces maltraitances
- Les résidents sont laissés sans surveillance
- La plupart de leurs blessures ne sont pas soignées correctement
- Maman et moi, nous nous sommes fait crier dessus par des encadrantes
- On nous cache des blessures faites à l’internat pour faire croire qu’elles ont été faites à la maison
- Des voles de vêtements ont déjà eu lieu
- Les médicaments ont inter changé, avec des causes graves (surtout les éducatrices ne sachant pas lire)
- Un médecin frappe les résidents
- Dès le départ, on nous a empêcher de voir mon frère et de le promener
- La direction menace de fermer l’internat si nous nous occupons « trop » du bien être de notre enfant
- Les parents sont menacés de mettre leur enfant dans un « mouroir » s’ils cherchent des explications
- Les résidents sont drogués par certaines éducatrices lorqu’elles veulent être tranquilles
- Les résidents sont mis en danger à cause de ces drogues car les éducatrices ne connaissent pas les effets nocifs sur l’organisme déjà fragilisé par d’autres traitements ni leurs conséquences
- La nourriture est souven vraiment immangeable et insuffisante en quantité
- Beaucoup de veilleurs de nuit ont été supprimés pour faire des économies
- Les résidents ne sont pas du tout surveillés correctement la nuit
- Il n’y a pratiquement plus d’activités extérieures par manque de personnel pour les organiser
- La directrice de l’internat a réduit le personnel pour pouvoir, économiquement, augmenter le nombre de places en internat (donc augmenter le risque de danger pour nous)
Mais on a quand même une Directrice Qualité (Quelle Qualité ?)
Maman connaît ses réactions aux médicaments, elle sait exactement quelles réactions lui provoque chaque médicament.
Elle avait déjà prévenu la directrice depuis le mois d’octobre qu’il faisait des crises de manque quand il venait à la maison le week-end.
Depuis que maman l’a dit, il n’a plus ces crises de manque, heureusement quelle s’en est aperçue.
On leur a sûrement donné des gouttes afin qu'ils restent tranquilles pour que les éducatrices puissent faire ce qu’elles veulent.
Il a des plaies qu’on a même pas pu nous expliquer (effectivement il ne devait y avoir personne pour voir quand, comment et par qui elles avaint été faites)
Un jour maman est venue le promener, mon frère avait beaucoup de mal à marcher, il ne savait même plus boire, il n’avait aucune réaction, ses yeux étaient dilatés et son regard fixe.
C’est exactement ce qu’il lui arrive quand lui donne du théralène pour faire des examens à l’hôpital.
Donc maman savait ce qu’on lui avait donné.
La directrice n’a pas voulu l’entendre quand maman le lui a dit, elle l’a renvoyé balader en lui disant que la direction serait obligée de fermer l’établissement et de rendre les enfants aux parents si maman se plaignait encore.
C’est du chantage…
Elle a bien précisé que si les éducatrices faisaient ça, ce serait bête, car ça se verrait à l’autopsie.
En gros, il faudrait donc attendre que quelqu’un meurt pour qu’on en prenne conscience.
C’est honteux !
Mais maman n’attendra pas l’autopsie de mon frère ni celle d’un autre
Deux copains à mon frère ont eu des problèmes graves.
L’un est resté plusieurs jours dans le coma et l’autre une semaine.
En fait, les éducatrices se sont trompé dans les médicaments. Cela arrive toujours aujourd'hui.
Les parents étaient furieux car, comme d'habitude, on ne pouvait pas joindre la direction.
Et encore ils ont eu de la chance car d’autres parents n’ont même pas su que leur enfant était à l’hôpital depuis plusieurs jours.
C’est pour ça que quand on nous dit que tout va bien, maman espère toujours que c’est la vérité.
Encore pire, une résidente est restée tellement longtemps à souffrir qu’au moment de l’opérer c’était trop tard, elle est décédée dès l’anesthésie.
En tant que parent, les mots manquent; en tant qu'être humain une telle inhumanité révolte; en tant que "témoin" passif, une telle souffrance fait mal, si mal qu'on ne sait comment aider.
Poursuivez votre combat; il est important - primordial même - et juste.
Le silence est une arme qui fait souffrir, parce que dans ce cas précis, il signifie laisser à l'abandon tous ceux qui ont besoin qu'on parle pour eux.
Il ne faut pas se taire. Jamais.
Céline