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Les Raisons de notre combat

Jurisprudence Maltraitance

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N’hésitez pas à laisser des témoignages, même personnels, sur notre adresse sebpli@hotmail.fr, copiez l'adresse si vous n'utilisez pas outlook.


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Présentation

Je vous présente mon frère Seb

Bonjour à tous et à toutes ! 

 

Pour les intimes mon frère s’appelle Seb, il a 25 ans et est handicapé.  

Au nom de tous les handicapés de son internat, je vais vous parler de choses graves se produisant dont personne n'entend parler. 

Dans un premier temps, je vous présente mon frère :

Il est né normal, mais lorsque il a eu un an, maman a eu un bouton de fièvre à la lèvre.

Elle a fait très attention à ne pas le contaminer mais à l’époque on ne savait pas que l’herpès était toujours transmissible pendant deux semaines après sa guérison totale.  

Il est tombé dans le coma pendant 6 semaines, il était mort clinique et on devait le débrancher.  

Mais trois jours avant, il a ouvert les yeux.  

il ne voyait plus, était complètement paralysé du coté droit, ne pouvait ni marcher ni jouer, ni faire quoi que ce soit d’ailleurs… il pouvait seulement entendre et reconnaître les odeurs. 

Son cerveau a trois zones détruites, normalement il n’aurait jamais du être comme il est maintenant, car aujourd’hui à 25 ans il marche, il voit, pas très bien mais il voit, il prend son verre tout seul pour boire, il sait attraper des choses comme une fourchette mais ne sait pas manger tout seul. 

Il n’est pas encore propre, il porte des couches, suce son pouce comme quand il avait 1 an, il est comme un bébé dans un corps d’homme, il ne peut marcher que pour des promenades, écouter de la musique ou s’amuser un peu avec l’eau, car il aime beaucoup l’eau.

Depuis tout petit il a été accueilli dans un externat à Roissy-en-Brie jusqu’au mois de juin 2006.

Après maintes recherches d’internat, maman a réussis à en trouver un, il est situé juste à coté de son ancien externat (IME), toujours à Roissy en brie. 

Il est bien, a pleins de copains et se ballade des fois dans un petit zoo à coté, il adore les animaux.

Mais ils arrivent des choses dans cet internat que j’aimerai vous raconter.  

 Là est l’objectif de ce blog : vous faire savoir des choses que vous ne connaissez pas, dont vous n’entendez  jamais parler car tout est caché, tout est camouflé, les parents se taisent car ils ont peur pour leur enfant, le personnel au courant de ce qu’il s’y passe doit être silencieux sous peine de perdre leur emploi.

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Problèmes de son internat


Son internat a vécu un événement lourd depuis 2001.

Avant 2001, l’internat a eu des problèmes financiers, l'association qui s'en occupait a eu un redressement judiciaire.

En 2001, l’association « Les amis de l’atelier » ont repris en main l’internat.

Seulement, depuis, c’est de pire en pire, pas au niveau financier au contraire, mais pour les soins des résidents, leur sécurité, les bâtiments, pour les parents, tout va très mal.

Le prix de journée pour un résident est de 255€ contrairement à 150€ en Belgique, même en France où ça se passe mieux. 

Les résidents handicapés sont victimes de maltraitance, de manque de surveillance et pour la plupart ne peuvent pas parler à cause de leur handicap. 

Les repas qu’ils ont à manger sont faits par des personnes handicapées du CAT de Vitry-sur-Seine, géré lui aussi par "les amis de l'atelier". La nourriture est  infâme, des fois immangeable car moisie et aigre.
 

Un médecin généraliste a des comportements anormaux avec eux et ne les soigne absolument pas comme il devrait.
 
Les parents se sentent mis de coté, des fois quand leur enfant va mal ou lorsqu’ils sont à l’hôpital, les parents ne sont même pas prévenus.

Cette association nous cache tellement de choses.  

 Dans ce blog vous trouverez  plusieurs témoignages vous expliquant  exactement ce qu’il s’y passe,  développant les différents points précédemment évoqués

N’hésitez pas à nous écrire et à déposer des commentaires, ou même de nouveaux témoignages

Michèle, sa soeur

 

Samedi 3 mars 2007
peut être pourrait-on, après plus d'un mois d'existence du blog consacré aux 

problèmes de prise en charge des handicapés mentaux par "les amis de

l'atelier", à l'attitude des pouvoirs publics face à ces problèmes, et en

tenant compte que 23000 entrées ont été comptabilisées, tirer quelques

constats:

     -cette famille a dénoncé plusieurs faits de maltraitance sur personnes

handicapées mentales prises en charge en établissement médico-social, la MAS

André
BERGE à ROISSY en BRIE, (reprise depuis 2001 par "les amis de

l'atelier"). Ces faits,abus et négligences physiques, abus et négligences

psychologiques,(selon les termes proposés par le Conseil de l'Europe pour

définir la maltraitance), étaient portés à la connaissance de la DDASS

depuis 2004.

     -quelle a été la réaction de la DDASS?

               -dans un premier temps, il semble que cette administration,

qui, rappellons-le , a le devoir de contrôle des établissements, a conseillé

à la famille, après un rendez-vous de plusieurs heures, de porter plainte

auprès du Procureur de la République, moyennant quoi,elle pourrait agir.On

notera une première anomalie, car on aurait pû s'attendre à ce que cette

administration s'empare de ce témoignage, diligente une inspection, et

prenne les décisions qui sont de son ressort.Poser une telle condition à la

mise en oeuvre d'une action qui lui incombe, revient, bien entendu à rendre

encore plus difficile la position de la famille, qui se retrouve encore plus

isolée.

               -dans un second temps, la position de la DDASS change du tout

au tout lorsqu'elle constate qu'elle est citée sur le blog.Plus question

d'intervenir.elle menace alors la famille de "tout faire pour lui retirer la

tutelle".Menace bien entendu vaine, mais qui dénote le coté pathétique d'une

attitude défensive liée à une sorte de panique.

     -quelle a été la réaction de l'organisation "les amis de l'atelier"?

               -d'abord une tentative (avortée) de faire fermer le blog par

l'intermédiaire d' Ernest NUSSBAUMER, directeur général de l'organisation. On

pourra noter les capacités d'une organisation qui se prévaut de communiquer

avec les familles...

              -cette tentative ayant échoué, la seule carte à jouer ne reste

plus que celle, classique, de  déconsidérer la partie qui pose problème. Pour

démontrer que cette famille n'est pas en possession de tous ses moyens (on

dira qu'elle est "en souffrance" par exemple), il suffira d'interpréter dans

ce sens son comportement dans l'établissement. En l'occurrence, "la mère

déshabillant son fils pour s'assurer qu'il n'a pas de traces de coups, le

met "en souffrance" (sic) C'est très simple, et économique . Puis on la

convoque à un entretien, pour justifier, à postériori, que l'interdiction

d'aller sur le lieu de vie de son parent est justifiée par la souffrance que

cela génère. (pour qui? la direction? la DDASS?). Ce qui est magnifique dans

cette démarche, quoique franchement puéril, c'est que ça marche dans

l'inverse! car on peut, bien entendu soutenir que si cette mère ne s'assure

pas de la présence de traces de coups sur le corps de son fils, elle est

défaillante!

Donc, après plus d'un mois que ces accusations de maltraitance sont connues

de 23000 personnes, après que la DDASS en ait eu connaissance depuis trois

ans, il ne se passe RIEN, sinon des tentatives d'intimidation de la famille

concernée, tant de la part de la DDASS, que de cette organisation nommée

"les amis de l'atelier".
 

Peut être faudrait-il, enfin, que les instances responsables (DDASS, IGAS,

Procureur de la République, Ministre de la santé), prennent conscience que

cette famille n'est pas seule, mais soutenue par des citoyens, contribuables

qui les rémunèrent, et aussi qui votent...
 

de nouvelles conclusions seront faites d'ici peu de temps.

 

par ... publié dans : Dossier
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Samedi 3 mars 2007

Ils nous manquent…

Les résidents vivants tous les jours avec mon frère nous manquent énormément.

Nous ne les voyons plus depuis que nous avons interdiction d’aller sur l’unité de mon frère, alors que nous avions des liens affectueux avec eux, une des résidentes voulait même se promener avec nous et mon frère, ils sont 8 et sur les 8 il y a deux familles (y compris nous) venant voir leurs enfants régulièrement.

Comment peuvent-ils continuer à nous empêcher de les approcher ? Les résidents auraient soit disanr, peur de nous : ce n’est pas l’impression que nous avions, ils étaient proches de nous. Un des résidents qui ne s’est pas approché de nous pendant plusieurs mois, est venu plusieurs fois près de moi, il me laissait caresser sa main, et m’a même demandé de lui attacher la ceinture de son peignoir rouge autour de la taille, alors qu’il est au départ très timide et sauvage.

La directrice sait très bien que nous nous entendons avec eux, car nous lui avons dit et demandé s’il était possible de promener de temps en temps un des résidents avec mon frère, dans l’enceinte de l’établissement bien sûr. Sachant que les résidents se promènent dans le parc des fois, tous seuls ou qu’ils nous suivent.

Maintenant que nous ne les voyons plus, il n’y a qu’une famille passant voir leur enfant là-bas, donc au-delà des encadrantes il n’y a pratiquement personne.

Les résidents avaient vraiment l’habitude de nous voir, pour eux, c’était comme s’ils existaient pour d’autres parents, car on leur parlait, on leur disait bonjour, les câlinait…  

J’adore L., la résidente qui aime bien ses magazines, le chocolat et les gâteaux comme elle me le disait, L. me faisait un câlin pratiquement à chaque fois qu’elle me voyait, et je ne lui ai jamais dit non.

Maintenant nous pouvons dire que leurs habitudes sont bouleversées, car du jour au lendemain nous ne sommes plus venues, une fois de plus ils doivent ressentir l’abandon, pour eux ce doit être comme si nous n’existions plus ou comme si nous les avions oublié, alors que lorsque nous passons de l’autre coté de l’unité, à travers les deux portes fenêtre, nous les apercevons un peu et maman et moi disons tout haut  « ils me manquent tous … ».

Encore un manque d’humanité de la part de la direction à l’égard des personnes qui n’ont plus de famille…

Dans la mesure où les résidents font partie de la vie de mon frère, il est évident que pour nous, ils font aussi partie de la notre…

 

 

par Michèle publié dans : Témoignages
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Mercredi 28 février 2007
Lao Tseu est un philosophe pronant la non-violence.

Voici une de ses citations : "Si quelqu'un t'a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre."

Ceci n'est qu'une métaphore.

Pour plus d'informations, suivre ce lien : Lao Tseu
par ... publié dans : Dossier
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Dimanche 25 février 2007
Jeudi soir comme prévu nous sommes allées au rendez-vous chez la psychiatre de l’établissement. Après nous avoir demandé si nous en voulions à tout le personnel, nous avons juste eu le temps de répondre « non, mais seulement à certaines personnes ». Elle a alors élevé la voix en disant « c’est seulement pour ces personnes que vous…. » On n’a pas pu entendre la suite, car effectivement le jugement de la psy était déjà fondé et maman a préféré partir du bureau pour promener mon frère plutôt que de se heurter à un personnage ne la laissant pas s’exprimer comme il le devrait, par contre elle lui a bien précisé en quittant la pièce qu’elle lui laissait sur le bureau tous les courriers adressés à la direction restés pour certains sans réponse, ainsi qu’une lettre personnelle lui étant adressée puisqu’elle ne pouvait s’expliquer. Mais moi je suis restée, la psy n’avait pas l’air de vouloir discuter, mais moi si !

Evidement, juger une personne en quelques minutes est facile, ne pas lui laisser l’opportunité de parler l’est aussi, ne lui poser que deux questions pour la juger  l’est encore plus.

 

« Non madame ! ce ne sont pas pour seulement quelques personnes que nous avons construit ce blog et que nous parlons tout haut, mais  pour tous ces témoignages figurant sur ce blog, tout ce qui se passe et qui est calfeutré pour que personne ne sache, pour les blessures de mon frère, pour le coma des autres, pour le manque de surveillance médicale la nuit, pour le manque de responsabilité de certains éducateurs en pleine journée, pour les médicaments inter changés et leur conséquences, pour le personnel qui doit travailler dans des conditions inacceptables, pour le personnel non qualifié, pour tous les doutes qu’ont les parents sur la question « où va l’argent ? », pour la diminution excessive des frais de personnel, pour les menaces par téléphone, pour des accusations non fondées sur les blessures de mon frère, pour les pressions à l’encontre de ma mère, et votre mission personnelle : la déstabiliser, la faire s’effondrer pour la faire passer pour folle, afin de lui faire retirer l’autorité parentale ; pour la nourriture infâme donnée aux résidents, pour la disparition du linge des résidents, pour le médecin qui les frappe, pour le manque de communication entre les parents et la direction et pour le manque de civisme et d’honnêteté de la direction envers nous.

Tout cela vous suffit-il madame pour que nous puissions réagir ainsi, après avoir essayé maintes fois de se faire entendre, en vain, par la direction ? »

 

On ne peut juger quelqu’un en seulement 5 minutes, elle a vu maman déshabiller (le pull et le tee shirt seulement) mon frère pour que l’encadrante concernée qui l’avait accusé de l’avoir blessé (alors que les bleus sur son bras correspondaient à une prise de sang ratée faite dans l’établissement qui datait de 4 jours), puisse vérifier avant notre départ et après notre retour que le corps de mon frère ne presentait aucune blessure, elle a donc été mise dans une situation bien précise pour constater une attitude bien précisée à l’avance par maman.

 

Pour la psy c’est une aberration, pour maman c’est protéger son fils et éviter qu’on l’accuse encore d’avoir blessé son enfant. Au pire des cas mon frère va râler un peu et ce sera fini, il ne souffre pas de ça, il ne faut pas exagérer, ça fait quand même 25 ans que maman s’occupe de mon frère, elle a donc l’habitude de l’habiller et de le déshabiller.

En « discutant » avec la psy (si nous pouvons appeler cela discuter puisque je me confrontais à un monologue sur pattes gesticulant, telle est ma description de ces agissements, de ses membres supérieurs agités de droite à gauche et de bas en haut et surtout de son énervement face à mes questions) j’ai enfin compris pourquoi nous n’avions plus le droit d’aller sur l’unité de mon frère : « c’est seulement parce que votre mère a déshabillé votre frère » elle a ajouté que cette interdiction d’approcher l’unité était faite par écrit à sa demande à la direction, parce que selon elle, mon frère était en souffrance quand maman le déshabillait.

D’autre part elle a affirmé que mon frère se ventilait à l’arrivée de maman parce qu’il avait peur d’elle.

Petit rappel : mon frère lorsqu’il se ventile cela peut être pour plusieurs raisons : il s’énerve, a faim, est fatigué, a soif, est content (fait la fête) mais n’a sûrement pas peur de maman comme la psychiatre l’a analysé à tort. Mon frère faisait la fête à maman, parce qu’il était content de voir maman et d’aller se promener.

Non ! Mon frère n’a absolument pas peur de maman ! Comment peut-on tenir des propos pareils ?

Maintenant, cela fait plusieurs fois, (non seulement une éducatrice, mais aussi de la psy) qu’on s’entête à nous persuader de le changer d’établissement si nous n’en sommes pas contentes, ou bien de le garder à la maison.

 

Pourquoi le changer puisque maintenant que l’on y fait attention Seb n’est plus blessé, n’est pas complètement shooté comme nous l’avons déjà récupéré, n’a plus de crises de manque du samedi matin.

Vous m’avez dit madame, que vous aviez juré sur le serment d’Hippocrate et de vous occuper convenablement des êtres humains ! En lisant attentivement le serment d’Hippocrate, le Serment de l'Ordre des médecins et les Devoirs généraux des médecins, il me semble que vous avez omis certains articles.

1er RAPPEL

Devoirs généraux des médecins

 

Le médecin doit respecter le droit que possède toute personne de choisir librement son médecin. Il doit lui faciliter l'exercice de ce droit (vous avez convoqué directement ma mère après avoir décidé de l’empêcher d’aller sur l’unité).

 

Le médecin doit écouter, examiner, conseiller ou soigner avec la même conscience toutes les personnes quels que soient leur origine, leurs moeurs et leur situation de famille, leur appartenance ou leur non appartenance à une ethnie, une nation ou une religion déterminée, leur handicap ou leur état de santé, leur réputation ou les sentiments qu'il peut éprouver à leur égard (vous aviez déjà une idée toute faite concernant l’attitude de ma mère).

 

Il ne doit jamais se départir d'une attitude correcte et attentive envers la personne examinée (vous étiez en colère, agitée,et vous vous énerviez en gesticulant ; et vous n’étiez absolument pas attentive ni à l’écoute de la personne que vous aviez en face de vous).

 

Article 34 (article R.4127-34 du code de la santé publique)

Le médecin doit formuler ses prescriptions avec toute la clarté indispensable, veiller compréhension par le patient et son entourage et s'efforcer d'en obtenir la bonne exécution (l’interdiction de rentrer dans l’unité de mon frère a été décidée sans en avoir parlé avant avec ma mère).

 

Article 42 (article R.4127-42 du code de la santé publique)

Un médecin appelé à donner des soins à un mineur ou à un majeur protégé doit s'efforcer de prévenir ses parents ou son représentant légal et d'obtenir leur consentement. (personne n’a demandé le consentement de maman avant de fermer la porte de la chambre de mon frère à clef ni le fait de l’empêcher d’entrer sur l’unité)

 

2ème RAPPEL

 Serment de l'Ordre des médecins

 

Jurez-vous d'observer en toutes circonstances les règles de l'Honneur Médical, de subordonner vos intérêts particuliers à l'intérêt du malade dont vous avez la charge et aux intérêts de la Santé Publique ?

 

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leur conviction. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.

 

J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

 

Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.

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Je n’ai absolument pas compris le pourquoi de la présence de l’infirmière à moins de faire une piqûre à maman pour qu’elle se calme.

Mais maman était très calme, ce n’est pas elle qui s’est énervée.

C’est la première fois que j’approche une psychiatre, je ne savais pas que la procédure de prise en charge du patient était de crier dessus sans le laisser s’exprimer.

Je vous assure qu’à votre attitude, même si un jour j’en avais besoin, je n’aurais absolument pas envie de me faire soigner par un psy.

par Michèle publié dans : Témoignages
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Samedi 24 février 2007
Cette loi que toute personne travaillant dans le secteur médico-social ne peut ignorer stipule:"le résident est au centre du dispositif".Quel est est ce dispositif  ds cette "institution".Ou est la place des personnes accueillies,quelles prises en charge proposées? Les parents qui eux se taisent,comment peuvent-ils vivre sereinement,ne se posant pas de questions sur le bien-être de leur enfant!! Certains professionnels font leur métier avec une réelle implication,mais combien sont-ils à se soucier des résidents?
Bravo,et merci pour ceux accueillis dans cette institution et malheureusement n'ont plus la chance d'avoir une famille
 
Une maman (tout simplement)
par Une maman (tout simplement) publié dans : Soutien
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Samedi 24 février 2007

j ai moi meme travaillé dans une MAS où j'étais très genée de par la manière dont les résidents étaient traités. si l'un des résidents avait été de ma famille je l'aurai de suite fait sortir de là, je les aurais même fait tous sortir si javais pu.. seulement la maltraitance est un terme tellement vaste, tellement dur à prouver,tellement dur à comprendre (pour moi la matraitance ce st déjà gaver un résident à la cuillère en 5min alors quil serait lui même capable de manger tout seul , même si il lui fallait une heure).
Mais jai eu loccasion de travailler ensuite dans une autre MAS où les résidents étaient incroyablement respectés, considérés comme des personnes et non pas comme des choses. des établissements et des gens biens existent, malgré le peu de moyens matériels, n'hésitez pas à changer votre frère, et fils, d'établissement, si vous sentez que celui là n est pas bon pour lui.
cordialement
par ... publié dans : Soutien
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Jeudi 22 février 2007
Je viens juste témoigner de l’exactitude des faits que vous relatez

 En quelques pages mais que vous avez si bien décrits (disfonctionnement)

 1er point : Dans la loi 2005, il est écrit que les associations doivent travailler

 en partenariat avec les familles, dans ce cas de figure, il n’en est rien je vous

 l’accorde. Art l- 114-3

 2. point : Le rôle d’une direction est de temporiser les malentendus entre les familles et l’équipe. Nous nous devons d’être a l’écoute et rassurant autant que faire se peut. Art l- 114-3

 mais je tiens tout de même à vous faire savoir que parfois ils nous est difficile de contrer une décision prise par la direction.

 Les décisions prises à votre encontre ne doivent certainement pas être discutables (malheureusement) . Il n’est pas question d’oublier ce qui à été dit, juste de redonner votre confiance aux personnes qui, par le passé, vous écoutaient (encadrant). Vous me direz aujourd’hui qu’il est difficile pour vous de revenir sur vos positions, mais n’est-ce pas à ces professionnels que vous avez confié votre fils et qui jusqu’alors ne vous avaient pas déçu, il est indispensable à mon sens de renouer le dialogue, sur des bases différentes, mais sur des bases de confiance réciproque, pour vous mais surtout pour votre fils.

 La vie doit être bien triste pour vous qui partez avec la peur au ventre, et pour ces professionnels, qui ont prouvé jusqu’ici dans différentes actions que leur métier a un sens, mais par des malentendus ont perdu votre confiance, leur malaise doit être énorme, peut-être ne savent-elles pas comment réparer car indirectement elles n’en sont pas les auteurs  (qui ne sont pas de celles qui ne comprennent pas leur métier et qui sont dans le dénie de celui-ci).( les auteurs se complaisent dans le non-dit « aspect sémantique du langage ») .

 Je souhaiterais que vous reveniez sur certaines de vos positions concernant le personnel, le métier d’ A M P est dans sa définition et sa pratique un métier difficile, autant dans la prise en charge de la personne que dans la connaissance du contenu de son anamnèse, le travail effectué autour de ses besoins vous me l’accorderez n’est pas facile, et c’est dans ces moments là que votre rôle auprès de l’équipe est important (désolé que ce ne soit pas votre cas) vous qui connaissez mieux votre enfant, il est plus important de vous entendre (plus complet) que de lire une synthèse. Les prises en charge sont difficiles, néanmoins nous faisons de notre mieux pour leur bien-être, leurs besoins quotidien, leurs crises, leurs déprimes, leur affectif, les « maux » de tous les jours. Savez-vous quelles sont nos autres fonctions ? « ménage, linge, ravitaillement de linge de toilette, draps » mais également les activités, les courses diverses « produits de toilettes », linge du résident, etc.…….. tout cela en un temps record, pour cause : nous sommes deux par unité. Pensez-vous que nous avons le choix ? le manque de personnel est évident, les journées de douze heures en sont la cause.

 Ils est plus facile de laisser mettre en cause notre professionnalisme, que de parler de disfonctionnement.

 Mon constat d’aujourd’hui,

 Vous vouliez des informations, on vous a laissé des doutes

 Vous, vous êtes exprimée, on vous a contrée

 Vous étiez désespérée, on vous a menacée

 Que vous reproche t’on aujourd’hui ? d’avoir parlé !

 Vous avez pourtant voulu dialoguer mais les portes se sont fermées.

 Qui sème, récolte. Tel est le Proverbe.

 Je ne vous jette pas de pierre, bien au contraire il faut beaucoup de compresse pour éponger votre tristesse, je vous les tendrais si je le pouvais.   Je vous demande juste une faveur, c’est de croire encore en nous A M P, pour que notre métier ait un sens, les professionnels aux quotidiens, maintiennent les acquis des personnes handicapées, notre rôle n’est pas facile, et le dévaloriser n’est pas difficile.

 Merci de m’avoir lu et peut-être m’avoir compris, comme je vous comprend.  pardon pour votre souffrance. Pardon de rester anonyme dans ma démarche.

Salutations distinguées  

Réponse à cette lettre

par ... publié dans : Témoignages
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Mercredi 21 février 2007

Réponse à "une employée en poste"

« Pardon pour votre souffrance » : ces quatre mots m’ont mise en colère.

Il est inadmissible que ce soit vous qui me compreniez, qui me demandiez pardon. Pour moi le pardon devrait venir :

- En premier, de la direction qui m’a menti et quand je lui parlais de traitement non adapté à mon fils m’a répondu « autopsie », de qui j’attends toujours des réponses à mes lettres

- En second, de la personne qui m’a menacé du « mouroir » pour mon fils, toujours en poste aujourd’hui et qui me défie du regard quand elle me croise

- En troisième, de l’encadrante qui m’a reçu excitée et qui m’a accusé d’avoir blessé mon fils (bleus occasionnés par une prise de sang ratée), qui maintenant me fusille du regard quand je la croise

- En quatrième, le médecin ne retrouvant pas la date de la plaie de la hanche m’ayant aussi accusé d’avoir blessé mon fils moi-même, alors que c’est écrit dans les cahiers de transmission que la plaie a été faite dans l’établissement (personnage mal placé puisque frappant les résidents)

- En cinquième, les personnes qui m’ont croisé et qui n’ont pas daigné répondre à mon « bonjour », ne serait-ce que par politesse

- En sixième, celles qui me font passer pour une maman déséquilibrée alors qu’elles savent très bien que je n’ai jamais élevé la voix et que j’ai toujours fait attention à ne pas empiéter sur leur terrain

- En septième, de la psychiatre qui me semble avoir été mandatée pour confirmer mon déséquilibre et ma folie éventuelle, ce qui n’est pas le cas puisque la seule personne à hurler dans le bureau c’était elle

 

Il est évident que loin de me rassurer l’attitude de tout ce petit monde n’a fait qu’empirer mon inquiétude quant à la prise en charge de mon fils.

Aujourd’hui revenir sur mes positions, je le reconnais, ne sera pas facile, il y a certains mots que je ne pourrais jamais oublier, mais pour mon fils, je crois que je l’ai prouvé je suis prête à tout, même de mettre mon amour propre dans ma poche afin d’essayer d’avancer ensemble dans la même direction : le bien être de mon enfant.

Quant au métier d’AMP, travail difficile je le sais, je l’ai toujours respecté, sachant pour m’être occupé de mon fils pendant 25 ans, que le votre est multiplié par 8 résidents quand ce n’est pas 16.

Je parle bien sûr de celles, professionnelles dans l’âme, qui respectent les résidents et leurs collègues, ne faisant pas passer leurs ambitions personnelles en écrasant les autres en vue d’un avancement professionnel.

Pour les autres, je dois préciser et vous rappeler que les résidents handicapés dont vous avez la charge sont ni plus ni moins que vos employeurs, et qu'à ce titre vous leur devez respect, protection, et  bien être, et vous rappeler que vous n'existez que parce qu'il sont là.

Le fait de laisser mon fils dans cet établissement montre que je crois encore en vous.

Je pense qu’en y mettant tous du sien, tout peut changer, y compris pour les autres résidents.

Pour moi votre métier a un sens, votre rôle n’est pas facile servant de tampon entre les résidents, la famille et la direction, j’en suis consciente.

Je vous remercie néanmoins, d’avoir reconnu que je n’avais pas menti.

 

Maintenant je vais terminer par une phrase que me disait mon père quand je rentrais désespérée de l’école ou du travail :

« Ne pleure pas ma fille, laisse le temps au temps, pour les gens qui t’ont fait du mal, soit patiente, assied toi au bord de la rivière, un jour ou l’autre, tu verras le cadavre de ton ennemi flotter au fil de l’eau. »

 

Aujourd’hui, je suis assise au bord de la rivière, j’ai quelques personnes près de moi, j’aurais aussi aimé avoir des parents assis près de moi…………………………………………..

par Maman de Seb publié dans : Témoignages
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Mercredi 21 février 2007

J.V :   "Monsieur Y., de la MAS André BERGE, a pris  un peu de poids depuis quelque temps.
           Il aurait besoin de manger plus léger".
V.H :  "Mais Monsieur Y. doit prendre ses repas mixés".
J.V. :  "Il faut donc faire bénéficier Monsieur Y. de repas hypocaloriques  mixés". 
V.H. :  "Le C.A. T. de l'association Les Amis de l'Atelier n'est pas en mesure de ne fournir qu'un seul repas hypocalorique mixé pour l'établissement. Il est nécessaire de les commander  en plus grande quantité".

J.V. : " Alors là, mon ami, nous sommes en pleine science-fiction. Nous en reparlerons dans quelques années".

par S de B publié dans : Pression
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Mardi 20 février 2007

Je m’appelle A… et j’ai 63 ans. Après 25 années passées en hôpital psychiatrique une dame très gentille, qui a contribué à fonder la maison où je suis, a permis mon admission en 1984.

 

Au début j’étais très maigre, mon ventre ne fonctionnait pas bien, tout ce que je mangeais était cuit à l’eau : « beurk » ! On m’a bien soigné et enfin j’ai pu manger comme tout le monde ou presque, je n’ai plus de dents, tout ce que je mange est en purée.

 

Pas de « fausse route ». Malgré tout, manger est devenu un tel plaisir que les seules activités que l’on m’a proposées est la participation à la fabrication des repas mixés et celle de la pâtisserie, ça me plait beaucoup mais pas à la balance ! Aussi j’ai demandé que pour compenser on me fasse marcher (on dit que cela fait éliminer). Malheureusement les dames qui s’occupent de moi ont tellement de travail avec les camarades plus handicapés que moi, que je reste à regarder la télévision à longueur de journée. Maman craint qu’à longue échéance ma santé se détériore et elle aimerait bien que chaque jour on me fasse marcher pour « travailler mon équilibre » comme elle dit.

 

Alors « au secours les amis du sport ! »

 

« Au secours les diététiciens ! »

 

par A... publié dans : Témoignages
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