Guide

Les Raisons de notre combat

Jurisprudence Maltraitance

Visiteurs depuis le  26.01.2007 

N’hésitez pas à laisser des témoignages, même personnels, sur notre adresse sebpli@hotmail.fr, copiez l'adresse si vous n'utilisez pas outlook.


Catégories

Présentation

Je vous présente mon frère Seb

Bonjour à tous et à toutes ! 

 

Pour les intimes mon frère s’appelle Seb, il a 25 ans et est handicapé.  

Au nom de tous les handicapés de son internat, je vais vous parler de choses graves se produisant dont personne n'entend parler. 

Dans un premier temps, je vous présente mon frère :

Il est né normal, mais lorsque il a eu un an, maman a eu un bouton de fièvre à la lèvre.

Elle a fait très attention à ne pas le contaminer mais à l’époque on ne savait pas que l’herpès était toujours transmissible pendant deux semaines après sa guérison totale.  

Il est tombé dans le coma pendant 6 semaines, il était mort clinique et on devait le débrancher.  

Mais trois jours avant, il a ouvert les yeux.  

il ne voyait plus, était complètement paralysé du coté droit, ne pouvait ni marcher ni jouer, ni faire quoi que ce soit d’ailleurs… il pouvait seulement entendre et reconnaître les odeurs. 

Son cerveau a trois zones détruites, normalement il n’aurait jamais du être comme il est maintenant, car aujourd’hui à 25 ans il marche, il voit, pas très bien mais il voit, il prend son verre tout seul pour boire, il sait attraper des choses comme une fourchette mais ne sait pas manger tout seul. 

Il n’est pas encore propre, il porte des couches, suce son pouce comme quand il avait 1 an, il est comme un bébé dans un corps d’homme, il ne peut marcher que pour des promenades, écouter de la musique ou s’amuser un peu avec l’eau, car il aime beaucoup l’eau.

Depuis tout petit il a été accueilli dans un externat à Roissy-en-Brie jusqu’au mois de juin 2006.

Après maintes recherches d’internat, maman a réussis à en trouver un, il est situé juste à coté de son ancien externat (IME), toujours à Roissy en brie. 

Il est bien, a pleins de copains et se ballade des fois dans un petit zoo à coté, il adore les animaux.

Mais ils arrivent des choses dans cet internat que j’aimerai vous raconter.  

 Là est l’objectif de ce blog : vous faire savoir des choses que vous ne connaissez pas, dont vous n’entendez  jamais parler car tout est caché, tout est camouflé, les parents se taisent car ils ont peur pour leur enfant, le personnel au courant de ce qu’il s’y passe doit être silencieux sous peine de perdre leur emploi.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Problèmes de son internat


Son internat a vécu un événement lourd depuis 2001.

Avant 2001, l’internat a eu des problèmes financiers, l'association qui s'en occupait a eu un redressement judiciaire.

En 2001, l’association « Les amis de l’atelier » ont repris en main l’internat.

Seulement, depuis, c’est de pire en pire, pas au niveau financier au contraire, mais pour les soins des résidents, leur sécurité, les bâtiments, pour les parents, tout va très mal.

Le prix de journée pour un résident est de 255€ contrairement à 150€ en Belgique, même en France où ça se passe mieux. 

Les résidents handicapés sont victimes de maltraitance, de manque de surveillance et pour la plupart ne peuvent pas parler à cause de leur handicap. 

Les repas qu’ils ont à manger sont faits par des personnes handicapées du CAT de Vitry-sur-Seine, géré lui aussi par "les amis de l'atelier". La nourriture est  infâme, des fois immangeable car moisie et aigre.
 

Un médecin généraliste a des comportements anormaux avec eux et ne les soigne absolument pas comme il devrait.
 
Les parents se sentent mis de coté, des fois quand leur enfant va mal ou lorsqu’ils sont à l’hôpital, les parents ne sont même pas prévenus.

Cette association nous cache tellement de choses.  

 Dans ce blog vous trouverez  plusieurs témoignages vous expliquant  exactement ce qu’il s’y passe,  développant les différents points précédemment évoqués

N’hésitez pas à nous écrire et à déposer des commentaires, ou même de nouveaux témoignages

Michèle, sa soeur

 

Dimanche 23 décembre 2007

Déplacé à proximité de Nemours en 48h, sans préparation, Sébastien qui était avec nous le week-end dernier ne comprenait pas, était apeuré quand nous l’avons ramené. On voit les conséquences du manque de préparation à son regard paniqué et apeuré quand nous sommes parties, non pas à cause du personnel puisque Sébastien a l’air d’être très chouchouté là bas.

Même au milieu de vahinés dans un endroit paradisiaque et chouchouté à souhait, sans points de repères et sans préparations, il serait quand même perdu, puisque nous n’avons pas eu le temps de lui expliquer que c’était pour son « bien ».

Sébastien a été déplacé comme une vulgaire boîte de conserve d’une étagère à une autre sans se préoccuper de ses réactions en tant qu’être humain.

Je rappelle que maman n’a eu aucune notification, aucune proposition d’un autre établissement, à la suite d’une réunion de la DDASS avec la Direction de l’établissement le vendredi 7 au matin, maman a été prévenue à midi sur son portable que mon frère serait déplacé le lundi matin à 9h avec interdiction, une fois de plus de pouvoir l’accompagner.

Tout a été décidé sans maman, elle a été mise devant le fait accomplit.

En tant que représentant légal de mon frère, et en tant que mère, maman a des droits qui n’ont pas été respectés.

 

Y a –t-il quelqu’un qui puisse nous dire si tout ceci est légal, ou si on peut considérer que ceci est un enlèvement ?

 

Les administrations concernées vont-elles faire leur travail correctement, au lieu de continuer ainsi ce cirque permanent mettant en danger la vie de mon frère qui je le rappelle est un très grand épileptique ?

 

N’ayant signé aucun documents (les deux infirmières, accompagnatrices à la place de maman, se sont soit disant chargé de tout transmettre) nous avons été très surprises d’avoir à fournir nos coordonnées car la MAS qui accueille en ce moment Sébastien n’avait même pas nos téléphones, on ne pouvait donc pas nous joindre en cas de problèmes.

 

Maman n’a aucune raison valable donnée à ce jour pour le déplacement de Sébastien mis à part ceci :

 

-   Première raison donnée : le 7 Décembre 2007 la directrice a dit à maman, par téléphone, que Sébastien devait être déplacé parce que l’établissement de Meaux n’avait plus de place d’accueil temporaire : sans commentaires……

 

-  Deuxième raison donnée : toujours le 7 décembre 2007, par téléphone et par la même personne, il a été dit que maman avait choisit son camp : je vous rappelle cette phrase de notre précédent article « déplacement forcé » :

« Ces diverses pressions se répercutent sur la santé de Sébastien. Suite à un concours de circonstances malheureuses entre les divers services de soins, il s'est avéré qu'il y avait une erreur dans l'administration de son traitement et cela s'est terminé par  un séjour aux urgences à l'hôpital le jeudi 1er novembre 2007 »

Ce que nous n’avons pas pu vous dire à l’époque  c’est que maman a été matraquée dans le bureau de la directrice de l’établissement, qui a menti ouvertement à la DDASS, concernant le départ de Sébastien des urgences : elle a dit à l’inspectrice de la DDASS que Sébastien a été viré parce que maman était ingérable et que le service des urgences ne la supportait plus.Un peu surprise de ce mensonge, maman est allée demander au médecin des urgences de lui fournir une attestation prouvant le contraire et qui pourrait être fournie en justice le cas échéant.

Jamais un hôpital ne virerait un patient en état grave même si la famille était ingérable, je crois que l’on appelle ceci  non assistance à personne en danger.

La directrice a dit à maman qu’elle avait choisit son camp : présentant une attestation prouvant que la directrice a menti, ceci est la deuxième raison invoquée pour le déplacement de Sébastien.

 

-  Troisième raison utilisée encore plus incroyable : Des rumeurs mensongères à notre encontre reprise par cette même personne… Rumeurs publiés dans le dossier de presse des « amis de l’atelier » du 11 octobre 2007 : voici l’extrait :



PDF téléchargeable : avant droit de réponse, après droit de réponse

                                    (TELECHARGEMENT ASSEZ LONG)




Malgré les cris et les menaces de la directrice depuis le 5 septembre, d’appeler la DDASS et de virer Sébastien si maman ne respectait pas les conditions imposées, maman a tout accepter afin de protéger mon frère qui était heureux car bien pris en charge par le personnel. Au jour d’aujourd’hui, aucune plainte n’a été réalisée à l’encontre de l’association qui gère l’établissement, par contre il est possible que je réussisse à faire changer d’avis maman, car moi il y a longtemps que je l’aurais fait à sa place.

Maman et moi tenons absolument à remercier le personnel qui s’est occupé de Sébastien à la MAS de Meaux, car Sébastien s’était (je dis bien s’était puisque tout vient d’être détruit en seulement trois jours) reconstruit complètement, il était intégré et heureux d’être avec vous, nous pensons qu’il vous aimait beaucoup, et nous aussi d’ailleurs nous vous avons beaucoup apprécié, et vous nous manquez.

Merci aussi,  aux personnes qui notaient tout nos faits et gestes et déformaient nos propos afin de prouver une soit disant « ingérence » qui me narguaient et m’ignoraient. C’est bien dommage, puisque vous vous êtes quand même occupé de mon frère, enfin, vous vous reconnaitrez.

 

Comme par hasard, mon frère a été déplacé en urgence le 10 décembre 2007, la veille de notre comparution au tribunal pour diffamation. Je serais bien contente d’être jugée pour « diffamation publique », plusieurs personnes m’ont dit que c’est un honneur de pouvoir tout expliquer au tribunal, avec des témoignages et des preuves, et je pense que la presse du 77 en sera d’ici là largement informée.

 

En résumé, est ce normal de déplacer Sébastien en deux jours, sans documents, ni signature, ni motifs, ni notifications, ni autorisations, ni choix d’établissements, ni préparation, ni accord, ni concertation de la famille et mettre son représentant légal devant le fait accompli tout en risquant de mettre la vie de Sébastien en danger ?

par Michèle publié dans : Pression
commentaires (0)    recommander
Mardi 11 décembre 2007
Bonjour,

 
Je ne comprends pas la position des autorités de tutelle.
Quelle est la prise en compte du jeune Sébastien dans cette affaire ? Il est le seul à ne pas avoir son mot à dire et n'a pas de choix : IL DOIT SUBIR !
 
Moi aussi, je suis convoquée pour une mise en examen au tribunal de Nanterre.
Pour ma part, j'ai rendu public le fait d'avoir été maltraitée par mon employeur. Il s'agit de la même association.

Je fais part de ma sympathie, mon amitié à ceux et celles qui travaillent dans le respect et la dignité pour et/ou avec les personnes lourdement handicapées.
Ils et elles se reconnaîtront.
publié dans : Pression
commentaires (0)    recommander
Dimanche 9 décembre 2007

Bonjour,

si je comprends bien, votre frère va être exclu autoritairement pour la deuxième fois d'un internat,sans l'accord de sa tutrice légale, sans que votre frère ait eu un contact préalable avec le médecin du troisième l'établissement prévu pour juger de l'indication médicale, sans qu'une explication ne soit donnée à son exclusion,  sans qu'il n'ait été apparemment fournie de notification ,ni à son accueil, ni à sa sortie!.
 
en 25 ans de carrière comme médecin-chef détablissement médico-social, je n'ai JAMAIS vu un tel cas de figure!
 
si l'établissement qui l'a accueilli et qui, l'exclu maintenant, n'est pas apte à le prendre en charge, pourquoi la direction a-t-elle prononcé son admission? Pourquoi a-t- il fallu attendre HUIT MOIS(!) pour qu'elle prenne conscience que l'indication médicale ne correspondait pas à l'agrément pour lequel elle est autorisée à fonctionner?
 
quelle est la position de la DDASS de seine et marne dans cette affaire? A-t-elle autorisé l'admission dans cet établissement (et donc la première exclusion)? Cautionne-t-elle cette seconde exclusion et le nouvel accueil dans les conditions décrites?
 
tout cela fait beaucoup de questions qui réclament très rapidement des réponses avant qu'on soit amené à envisager qu'il s'agirait là de pressions liées à l'existence de ce blog. A ce propos, je suis également convoqué par la justice, suite à une plainte des "Amis de l'Atelier". Cette organisation n'a pas apprécié que j'écrive qu'elle a institué des plages horaires sans infirmier présent dans les établissements qui lui ont été cédés à Roissy en Brie.
 
Docteur Jean-Luc RICQ  

 

P.S. vous n'agissez pas seulement en votre nom, mais également pour tous les parents d'enfants handicapés!
 
vous avez le soutien des collègues médecins que je côtoie et qui se tiennent régulièrement au courant de cette affaire.

par Jean Luc Ricq publié dans : Pression
commentaires (0)    recommander
Vendredi 7 décembre 2007

Sébastien est depuis le 10 avril dans sa nouvelle MAS, nous apprenons aujourd'hui même qu'il sera déplacé lundi matin dans une MAS à côté de Nemours, sans notification, sans accord de notre part. Sébastien n'est pas du tout préparé au départ, je rappelle qu'il lui faut plus de 15 jours pour être préparé correctement et non 48 H car il est très sensible aux changements, quels qui soient..

L'organisation responsable des déplacements de mon frère ne peut ou plutôt ne veut à priori rien faire pour que nous ayons le temps de le préparer : comme d'habitude. Cette organisation que je ne citerai plus, a  déjà commis plusieurs fautes : pressions sur maman aussi bien en la menaçant, qu'en ayant des propos mensongers à notre encontre, ne gère absolument pas les départs de mon frère correctement, donc ne le protège pas comme  elle devrait, et surtout le met en danger.

Effectivement, cela fait déjà 3 fois, je dis bien 3, que Sébastien doit être déplacé en un temps record, sans préparation :

* il devait être déplacé le vendredi 16 mars 2007 pour le week end, sans notre accord encore une fois pour une raison que nous ne connaissons toujours pas nous prévenant de son départ le matin même, et ensuit e 10 mn avant son départ en ambulance sur le portable de Maman.

* il a été déplacé donc le 10 avril 2007,de nouveau sans notre accord, nous avons été prévenu une semaine à l'avance je ne vous cite pas les raisons de ce départ, vous les connaissez tous maintenant,et encore une fois dans un établissement qu'il ne connaissait pas et nous non plus.

* et voilà qu'aujourd'hui le vendredi 7 décembre 2007  nous apprenons que mon frère sera déplacé lundi 10 décembre 2007 matin, pour des raisons incohérentes que je ne peux vous citer.

Ces diverses pressions se répercutent sur la santé de Sébastien. Suite à un concours de circonstances malheureuses entre les divers services de soins, il s'est avéré qu'il y avait une erreur dans l'administration de son traitement et cela s'est terminé par  un séjour aux urgences à l'hôpital le jeudi 1er novembre 2007

Il me semblait que pour déplacer un jeune adulte sous tutelle, il était impératif de demander au tuteur son avis. Apparemment pour certaines personnes la loi est différente, Maman est de nouveau mise devant le fait accompli, c'est pourtant la tutrice de mon frère.

J’ai pris la responsabilité de mettre noir sur blanc ce qu’il se passe quand des parents veulent protéger leur enfant, et je dois comparaitre devant le juge pour un plainte en diffamation. Le pire, c'est que je dis la vérité !

Je tiens à préciser quand même, que nous ne sommes pas contre le déplacement de Sébastien, non pas à cause de l’équipe qui s’en occupe, mais d’autres pressions effectuées à l’encontre de maman qui se répercutent sur le traitement et le soin de Sébastien, nous voulons juste un peu plus de temps pour le préparer, et pouvoir visiter l'établissement ou même rencontrer les personnes qui vont s'en occuper.

Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est que mon frère soit pris en charge correctement (médical) et  que nous soyons respecté un minimum en tant que famille. Jusqu’ici nous n'avons aucun des deux, soit l’un des deux. Quand est ce que viendra les deux, nous ne demandons rien d’autre : un minimum de respect et une prise en charge correcte à la fois.

Merci aux lecteurs qui viennent chaque fois de plus en plus nombreux, vous êtes aujourd’hui 73 451 à être au courant, vous êtes beaucoup à ne pas fermer les yeux, à nous soutenir et à nous apporter d’autres témoignages souvent très poignants.

Soyez rassurés , le blog reprend...............

 

par Michèle publié dans : Pression
commentaires (0)    recommander
Mercredi 31 octobre 2007


JURISPRUDENCE MALTRAITANCE

 

____________________

 

 

Le 26 septembre 2007, la Cour de Cassation a rendu un Arrêt d’un intérêt majeur pour l’ensemble du secteur social et médico-social, les quelques 32.000 établissements et services qui le composent, les usagers-citoyens accueillis et les professionnels qui les accompagnent.

 

L’Arrêt de la Cour de Cassation confirme en effet, en tout point, l’Arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 18 novembre 2005 attaqué par l’Association ENTRAIDE UNIVERSITAIRE qui, le 11 février 2002, avait licencié Monsieur Jean FONT parce qu’il avait témoigné – auprès de la Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées – d’actes de maltraitance envers des personnes accueillies au C.A.T. « Les Ateliers de Jemmapes » de Paris, au sein duquel il exerçait la fonction de Directeur adjoint.

 

Ainsi, après le Jugement du Conseil de Prud’hommes de Paris du 23 octobre 2003(1) et l’Arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 18 novembre 2005(2), l’Arrêt de la Cour de Cassation du 26 septembre 2007(3) donne tout effet utile à l’article 48 de la Loi 2002-2 rénovant l’action sociale et médico-sociale et l’article L.313-24 du Code de l’Action Sociale et des Familles.

 

Pour la première fois, cette jurisprudence établit que :

1-        L'article L 313-24 du Code de l'Action sociale et des Familles(4) assure une protection pleine et entière au salarié sanctionné pour avoir témoigné ou relaté des actes de maltraitance, et ce, sans qu’il ait à rapporter la preuve de la réalité des faits dénoncés :

-          La charge de la preuve de la maltraitance ne repose pas sur le salarié et n’est ni 

      exigée ni exigible.

 

-          Le seul acte de signalement assure au salarié la protection et l’entier bénéfice des

      dispositions de l’article L.313-24 du Code de l’Action Sociale et des Familles.

Est ainsi donné tout effet utile au texte en vue de permettre au salarié d’assurer son devoir civique de témoignage dès lors qu’il aurait le moindre doute sur les faits constatés.

2-        L’invocation par l’employeur du témoignage de maltraitance corrompt l’entier licenciement :

-          La référence à un signalement ou un témoignage de maltraitance parmi les griefs

figurant à la lettre de licenciement, signifie que la mesure a été « prise en considération » au sens de l’article L.313-24 du Code de l’Action Sociale et des Familles.

 

-          Dès lors, le caractère réel et sérieux des autres griefs figurant à la lettre de

      licenciement n’a pas à être examiné.

La seule référence à l’acte de signalement assure automatiquement une protection au salarié et, en conséquence, la possibilité de solliciter l’annulation de la mesure disciplinaire et, le cas échéant, la réintégration dans son poste de travail.

3-        Dès lors que l’article L.313-24 prévoit l’interdiction absolue d’une quelconque sanction disciplinaire du fait de signalement de maltraitances et la réintégration du salarié licencié en violation de ladite interdiction, celui-ci entend nécessairement que le licenciement est nul :

-          Le Juge prononce la réintégration du salarié dès lors que celui-ci la demande.

 

-          Le pouvoir reconnu par ce texte au Juge de prononcer la réintégration du salarié

      implique nécessairement que le licenciement est nul.

Là encore, est donné tout effet utile au texte en assurant une parfaite protection au salarié.

4-        Le devoir pour les salariés, pénalement sanctionné(5), de dénoncer des crimes et délits dont ils ont connaissance, constitue une liberté fondamentale qui doit profiter d’une protection légale renforcée.

            S’opposer à ce signalement constitue la violation d’une liberté fondamentale.

 

__________

 

 

(1)                Cf. Jugement du Conseil de Prud’hommes de Paris du 23 octobre 2003 RG N° F 01/15914

(2)                Cf. texte de l’Arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 18 novembre 2005 S 04/30711 [et son analyse par Maître Sylvain ROUMIER, Avocat de Monsieur Jean FONT, (Monsieur Cédric PORIN étant le défenseur du Syndicat CFDT sanitaire et social parisien, partie intervenante volontaire)] sur le site Internet : www.odyssees-citoyennes.org

(3)                Cf. Arrêt de la Cour de Cassation du 26 septembre 2007 N° 1880 FS-P+B (Maître Hélène MASSE-DESSEN étant l’Avocate de Monsieur Jean FONT, ainsi que le Syndicat CFDT sanitaire et social parisien, partie intervenante volontaire) sur le site Internet : www.odyssees-citoyennes.org

(4)                Cf. texte de l’article L.313-24 du Code de l’Action Sociale et des Familles sur le site Internet : www.odyssees-citoyennes.org

(5)                Cf. article 226-10 du Code Pénal qui punit de 5 ans d’emprisonnement et 45.000 € d’amende toute mauvaise foi établie du dénonciateur.

 

 

 

 

 

Jean FONT

Président de l’Association Odyssées Citoyennes

par Jean FONT publié dans : Dossier
commentaires (0)    recommander
Samedi 13 octobre 2007

Il y a 26 ans notre petit homme est né …

Voici le logo de notre site internet :

Merci à tous

 

Sylviane et Michèle

par Michèle et Sylviane publié dans : Dossier
commentaires (0)    recommander
Jeudi 11 octobre 2007

 

Nous sommes allées promener Sébastien ce soir comme tous les jeudis.

Il était en pleine forme, heureux de vivre et s’est même arrêté plusieurs fois embrasser maman en souriant dans le parc voir photos:


 


 

Concernant certaines rumeurs, pour lesquelles nous demandons un droit de réponse, Sébastien est en pleine forme, maman et moi n’avons rien à redire sur sa prise en charge dans ce nouvel établissement, nous en sommes très contentes car il est heureux de vivre, il n’a plus de crises, a repris du poids, n'a plus de blessures inexpliquées, et n'a plus ces crises d'épilepsie aussi violentes qu'il avait dans l'autre établissement. Aujour'dhui, il peut marcher de  1H à 1H30 sans s'écrouler au bout de 20  mètres comme avant.

Un peu perdu au début il a fallu qu’il reprenne confiance, qu’il se reconstruise, et qu’il s’adapte : ce qui est pleinement réussi aujourd’hui grâce à l’équipe, et nous les en remercions.

 

Nous tenons à vous remercier de venir toujours aussi nombreux sur le site créer pour mon frère.

Même si nous ne publions pas les nombreux témoignages que nous envoient des parents, sachez qu’ils existent vraiment…

 

 

Michèle et Sylviane

 





par Michèle publié dans : Témoignages
commentaires (0)    recommander
Dimanche 17 juin 2007
Bonjour,
 
        J'ai vu votre blog sur le conseil de ma cousine qui travaille dans le centre qui accueille SEB, j'ai un fils handicapé de 35 ans qui est à l' Espéranderie en Belgique, depuis âge de 14 ans. Je le prend du vendredi au lundi toutes les 3 semaines et pendant toutes les vacances scolaires. Les handicapés sont très bien traités. Quand j'ai pris connaissance de ce qui se passait à Roissy j'ai été scandalisée, c'est monstrueux de s'attaquer à des personnes sans défense.  
Il faut alerter les médias (la presse, la télévision, la radio).
 
Essayer de prendre contact avec l'émission de Julien Courbet "sans aucun doute" et  envoyer un dossier à
Sans aucun doute cedex 2444-99244 Paris concours tél : 08 26 10 71 09.
et voir s'il peut faire quelque chose car son émission à beaucoup d'impact. Il faut taper un peu partout.
 
        J'ai adressé votre blog à toutes mes connaissances en leur demandant de le diffuser .
 
        Je vous souhaite beaucoup de courage et espère que la situation va s'améliorer, gros bisous à SEB.
 
        Je suis de tout cœur avec vous.
 
        Cordialement
 
        Une maman révoltée
par Carlie publié dans : Soutien
commentaires (0)    recommander
Samedi 16 juin 2007

Jurisprudence Maltraitance : Arrêt de la Cour d’Appel de Paris

Loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale

 

 

Article 48

Il est inséré, dans le code de l'action sociale et des familles, un article L. 313-24 ainsi rédigé :

« Art. L. 313-24. - Dans les établissements et services mentionnés à l'article L. 312-1, le fait qu'un salarié ou un agent a témoigné de mauvais traitements ou privations infligés à une personne accueillie ou relaté de tels agissements ne peut être pris en considération pour décider de mesures défavorables le concernant en matière d'embauche, de rémunération, de formation, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement du contrat de travail, ou pour décider la résiliation du contrat de travail ou une sanction disciplinaire.
« En cas de licenciement, le juge peut prononcer la réintégration du salarié concerné si celui-ci le demande. »

                                                                                                                                                                                                                                          

COUR D’APPEL DE PARIS

 

18ème Chambre E

 

ARRÊT DU 18 NOVEMBRE 2005

 

RG n° 04/30711

 

Jean FONT / ENTRAIDE UNIVERSITAIRE

 

« Le texte de l’article L.313-24 du Code de l’Action Sociale et des Familles protège l’agent qui témoigne ou qui relate des actes de maltraitance. »

 

« La protection des salariés qui exercent leur devoir, pénalement sanctionné, de dénoncer les crimes ou délits dont ils ont connaissance, constitue une liberté fondamentale qui doit profiter d’une protection légale renforcée. » (4ème page*)

 

L’Arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 18 novembre 2005 donne son plein effet à l’article L.313-24 du Code de l’Action Sociale et des Familles : tout salarié exerçant une liberté fondamentale en témoignant d’actes de maltraitance est un salarié protégé.

__________

*          Cf. Arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 18 novembre 2005 :

            www.odyssees-citoyennes.org

par Jean Font publié dans : Dossier
commentaires (0)    recommander
Mercredi 13 juin 2007

 

A la suite de plusieurs demandes (il et elles se reconnaîtront), voici quelques nouvelles de Sébastien :


Depuis deux mois, Seb est dans sa nouvelle structure. Il s’est adapté et progresse régulièrement au niveau de ses acquis. N’ayant plus de crises, avec toujours le même traitement de base depuis plusieurs années. Seb récupère physiquement, il montre une envie de vivre évidente. Sa marche est assurée (en comparaison avec celle d’il y a deux mois) et profite pleinement de ses sortie avec maman (d’ailleurs quand maman s’arrête pour parler à quelqu’un dans le parc, mon frère se manifeste, bah oui il faut l’autorisation de monsieur maintenant !)Il assure une durée de marche d'une bonne heure et ne s'écroule plusau bout de vingt pas. comme c'était le cas il y a encore deux mois Il a retrouvé ses gestes de tendresse,nous carressant le visage, son œil vif et taquin d’autrefois et mieux encore, ses mouvements ne sont plus ni saccadés ni brutaux comme cela était le cas !

 

Autre chose de très important, Maman ne part plus en le laissant avec la peur au ventre comme c'était toujours le cas les dernières semaines avant son changement d'établissement. Il lui a fallu du temps pour redonner sa confiance et laisser mon frère s'adapter.

Michèle

 

 

par Michèle publié dans : Témoignages
commentaires (0)    recommander

Photos de Seb

Images aléatoires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus